Surpris par une compagnie d’Anglais et de Gascons, ils sont faits prisonniers, et Menin tombe au pouvoir des ennemis[128]. P. [118], [119], [366].
Moins heureux sous les murs d’Ypres, les Anglais multiplient les assauts sans réussir à prendre la ville[129]. P. [119], [120], [366], [367].
Ils se décident à faire venir des fagots pour aborder les murs de plain-pied. Mais ils n’ont pas le temps de réaliser leur projet, car le roi quitte Compiègne et arrive à Arras avec une nombreuse armée[130]. C’est d’abord le connétable et ses Bretons, puis le duc de Bretagne et 200 lances, le comte de Savoie et le comte de Genève avec 700 lances, le duc Frédéric de Bavière et de nombreux gens d’armes, le duc de Lorraine, le duc de Bar et Guillaume de Namur avec 200 lances. Le comte Gui de Blois, bien que malade, fait ses préparatifs de départ. P. [121], [122], [367], [368].
Les Anglais apprennent bientôt à Ypres l’arrivée de cette armée de 20,000 hommes d’armes et de 60,000 autres combattants. Devant de telles forces, ils se retirent à Bergues et à Bourbourg[131]; les Gantois rentrent chez eux[132], où ils sont rejoints par Henri de Percy, fils du comte de Northumberland, qui, revenant de Prusse, a hâte de prendre part à la guerre. P. [122] à [124], [368], [369].
Le roi quitte Arras[133], attend pendant quatre jours le duc de Bourbon à l’abbaye du Mont-Saint-Éloi[134]; puis se rend à Aire[135], de là à Saint-Omer[136]. L’armée est cantonnée dans le val de Cassel[137]. P. [124], [125], [369], [370].
On a vu plus haut que le comte de Blois n’avait pas hésité, malgré la maladie dont il avait souffert l’été précédent, à faire l’appel de ses hommes. Porté en litière depuis Beaumont-en-Hainaut, il arrive à Cambrai, puis à Arras avec 200 lances. P. [125], [126], [370].
Pendant que le roi se repose à Saint-Omer, le connétable et les maréchaux prennent d’assaut la ville de Cassel. Les survivants se réfugient à Bergues[138].
Le roi se rend alors à l’abbaye de Ravensberghe[139], pendant que le connétable s’empare du château de Dringham[140]. P. [126], [127], [370].
L’armée anglaise est réduite à se concentrer dans Bergues, que commande Hugues de Calverley[141]. L’évêque de Norwich se retire à Gravelines, très humilié de n’avoir pas réussi et d’avoir refusé, malgré les avis de Hugues de Calverley[142], les renforts que devaient amener Guillaume de Beauchamp[143] et Guillaume de Windsor[144]. P. [127], [128], [371].
La garnison de Bergues est de 4,000 hommes, y compris les archers, bien résolue à se défendre contre les troupes royales qui viennent pour l’assiéger. Mais elle se sent bientôt incapable de résister à une armée aussi nombreuse: Hugues de Calverley abandonne la ville et prend le chemin de Gravelines[145]; Thomas Trivet, Guillaume Elmham et le reste des hommes se réfugient à Bourbourg. P. [128] à [133], [371] à [373].