[32] L’auteur de la Chronique normande (p. 200) appelle cet homme d’armes: «Fouques Boules, sire d’Assi.»
[33] D’après la chronique romane de Montpellier, le château de Montpont tomba au pouvoir des Anglais dans le courant de février. «Aquel an meteyss (1371), en lo mes de febrier, fou pres e destrug lo castel de Montpaon en Peiragorc per lo duc de Lencastre e mossen Aymo, frayre del dich princep, losquals y avian tengut seti per alcun temps» (Thalamus parvus, p. 385). Vers le milieu de ce mois, Louis, duc d’Anjou, faisait porter des provisions à Montauban pour ravitailler la place (Bibl. Nat., Quittances, XVIII, no 831); mais le vendredi 28 février, il était de passage à Albi et se dirigeait vers Paris, en passant par Avignon (Vaissete, Hist. du Languedoc, IV, 347). Par conséquent, à cette dernière date, le château de Montpont était au pouvoir des Anglais; il faut donc placer la prise de cette forteresse par le duc de Lancastre vers la fin de février 1371.
[34] Dordogne, arr. Périgueux, c. Brantôme.
[35] Tandis que Périgueux était redevenu français dès le mois d’août 1369 (voy. t. VII, sommaire, p. CII), les Anglais continuaient d’occuper Bergerac, donné par le prince de Galles, le 8 octobre 1370, au duc de Lancastre qui, par acte en date du 15 janvier 1371, «au siège devant Montpaon», avait confié la garde de cette place à Heliot Buade (Delpit, Documents français en Angleterre, p. 177).
[36] Le fief de la Grézille, d’où la famille à laquelle appartenait Pierre tirait son nom, était situé en la paroisse d’Ambillou (Maine-et-Loire, arr. Saumur, c. Gennes). En 1369 et 1370, Pierre de la Grézille fut gratifié par Charles V de plusieurs terres situées en Anjou et dans le Maine, que le roi avait confisquées sur des seigneurs partisans des Anglais. D’après une montre de 1371, il avait dans sa compagnie 14 chevaliers bacheliers et 63 écuyers (Bibl. Nat., Trésor généalogique, par Dom Villevieille, au mot La Grézille).
[37] Moncontour-de-Poitou, Vienne, arr. Loudun.
[38] Jourdain de Coulonges, que Froissart appelle Jourdain «de Coulongne», appartenait, comme Pierre de Grézille, à une famille établie de vieille date sur les frontières du Poitou et de l’Anjou. On sait que les localités du nom de Coulonges (Coulonges-sur-la-Renaize, dans le dép. de la Vienne, Coulonges-Thouarsais et sur l’Authise, dans les Deux-Sèvres) sont nombreuses dans cette région.
[39] La distance de Moncontour à Poitiers est de 45 kilomètres ou onze lieues anciennes, moitié plus considérable, par conséquent, que celle qui est indiquée par Froissart.
[40] C’est Jean de Kerlouet, non Éven Charuel, qui commandait la garnison de Châtellerault depuis la prise de cette forteresse dans les premiers jours de juillet 1370, comme Froissart l’a dit avec plus d’exactitude dans un autre endroit de sa chronique (cf. notre tome VII, p. )212.
[41] Vienne, arr. Châtellerault, c. Pleumartin. Jean de Kerlouet s’était emparé de la Roche-Posay vers le mois de juillet 1369 (cf. t. VII, sommaire, p. LXIV).