P. 53, l. 14: pooit.—Ms. A 8: savoit.

§ [696]. Quant cil de le cité.—Ms. d’Amiens: En ces ordonnances, et entroes que on seoit devant Mont Contour, mandèrent chil de Poitiers, qui se commencièrent à esbahir, secours à messire Thummas de Perssi, leur senescal, qui estoit en le route et en le compaignie dou captal, en lui priant chierement qu’il volsist là venir si fors de gens d’armes que pour garder et deffendre leur chité contre les Franchois, car il penssoient bien qu’il seroient assegiés. Li senescaux de Poito remoustra ces coses au captal et as autres chevaliers qui là estoient. Li captal n’eut mies consseil de rompre se chevauchie, mès il acorda bien qu’il se traysist celle part. Si se parti li dis messires Thummas de Perssi dou captal environ à ciquante lanches, et s’en vint à Poitiers, et y trouva monsigneur Jehan d’Ewrues, qui s’i estoit ja boutés à cent hommez d’armes, car on li avoit comptet aussi que li Franchois le volloient assegier: si avoit laissiet en garnisson ou castiel de le Rocelle un escuier qui puis en fist malle garde, si comme vous orés chy apriès.

Apriès ce que chil baron de Franche eurent repris Mont Contour, il eurent consseil qu’il se trairoient deviers le marce de Limozin, car li dus de Berri à tout grant fuison de gens d’armes de Berri et d’Auviergne se tenoit celle part et volloit mettre le siège devant Sainte Sivière, qui estoit à monsigneur Jehan d’Ewrues. Et en estoient cappittainne et gardiien de par lui messires Guillaumes de Perssi, Richars Gilles et Richars Helme, et pour tant que ceste garnison du Sainte Sivière contraindoit durement les marches et les frontières de Berri et de Limozin, li dus de Berri mettoit grant entente que il le pewissent avoir. Si se traissent celle part touttes mannières de gens d’armes, et vinrent assegier Sainte Sivière, et y eut là pluisseurs grans assaux, dont chils dedens de premiers se portèrent moult bien, car il estoient bien quatre vins hommez d’armes. Ces nouvelles vinrent à monsigneur Jehan d’Ewrues qui estoit à Poitiers, comment li dus de Berri, li dus de Bourbon, li connestables de Franche, messires Oliviers de Clichon, li viscontes de Rohem, li sires de Sulli, li sires de Tournemine, messires Olivier de Mauni, et grant baronnie de Franche, de Bretaingne et de Berri et ossi de Pikardie seoient devant Sainte Sivière qui se tenoit et rendoit à lui, et, se il n’estoient secouru et comforté, il seroient pris de forche. Sitost que messires Jehans d’Ewrues entendi chou, il pria moult affectueuzement au captal et à tous les chevaliers qui là ens ou pays estoient, tant de Poito que d’Engleterre, qu’il volsissent faire leur pooir et dilligensce d’aidier et conforter se fortrèce et ceux qui dedens estoient, et de lever le siège. Chil signeur à le priière monsigneur Jehan d’Ewrues descendirent, et se reunissent tout enssamble et fissent leur amas en l’abbeïe de Charros en Poito, et quant il furent tout enssamble, il se trouvèrent bien uit cens lanches. Si eurent grant entension que de venir combattre les Franchois devant Sainte Sivière. Fo 180 vo.

[P. 54], l. 5: jusques à.—Ms. A 8: vers.

P. 54, l. 9: retraire.—Ms. A 8: traire.

P. 54, l. 22: recueilloite.—Ms. A 8: recongnoissance.

P. 54, l. 28: de Bourgogne et de Limozin.—Ms. A 8: d’Auvergne et de Bourgogne.

[P. 55], l. 1: Holme.—Ms. A 8: Horme.

[P. 56], l. 1: sa forterèce.—Ms. A 8: la forterèce de Sainte Sivière. Fo 351 vo.

P. 56, l. 7: vous entendés à vostre cousin et mes.—Ms. A 8: vous m’entendés et conseilliez à mes.