— Puis-je prendre les mains de Gabrielle, Frauken ?

— Mais, monsieur Simon, pourquoi pas ?

— Puis-je lui dire un mot à l’oreille ? Est-ce mal ?

— Parlez tout haut ! je me bouche les miennes.

— Tournez-vous, Frauken ! Je veux presser Gabrielle sur mon cœur, sur ma poitrine.

— Votre cœur ! Votre poitrine !

Mais, malgré cela, elle s’était tournée. Nous pressions chacun une de ses mains pour la ramener face à nous. Son bavardage nous gênait si peu ! Nous laissions son cerveau modeste, comme une montre qu’on fait sonner, nous indiquer en gros ce que nous aurions pensé, si la pensée ne nous avait point trahis.

— Comme il est bon de ne pas parler ! disait-elle. Quel délice aussi d’être seuls ! si seuls !

Elle indiquait aussi la vraie heure.