[Note 87: ][(retour) ] L'Heptaméron des nouvelles de Marguerite d'Angoulême reine de Navarre, éd. Benjamin Pifteau, t. I, p. 28-29.

[Note 88: ][(retour) ] Sous le titre: Les Poésies inédites de Catherine de Médicis, Paris, 1885. M. Edouard Frémy a publié, dans une biographie d'ailleurs intéressante, des poésies qui ne sont pas de Catherine. Il suffit pour s'en convaincre de les lire sans parti pris. Les idées, les sentiments, la langue ne répondent pas à sa façon de sentir et de penser et l'indication des lieux est en désaccord avec ses itinéraires bien connus. C'est aussi l'avis de M. le Comte Baguenault de Puchesse. Je renvoie à sa solide démonstration, Revue des questions historiques, t. XXXIV, 1883, p. 275-279. Ces vers rappellent la manière de Marguerite de Navarre, et ils en sont probablement un pastiche.

[Note 89: ][(retour) ] Augé-Chiquet. La vie, les idées et l'œuvre de Jean Antoine de Baïf, Paris et Toulouse, 1909, p. 303-304.

L'amateur le plus ardent de cette musique sacrée, c'était le Dauphin, qui la faisait chanter ou la chantait lui-même «avec lucs (luths), violes, espinettes, fleustes, les voix de ses chantres parmi». Aussi les gens de son entourage, en bons courtisans, voulaient tous avoir leur Psaume, et s'adressaient au maître pour leur en trouver un qui répondit à leurs sentiments. Il s'était réservé pour lui le Psaume:

Bien heureux est quiconques

Sert à Dieu volontiers, etc.

et il en avait fait lui-même la musique. Catherine choisit le 141e[90], dont le traducteur est inconnu:

Vers l'Éternel des oppressez le Père

Je m'en yrai...

Dans sa douleur de n'avoir pas d'enfant, après neuf ans de mariage, elle recourait à Dieu, comme à l'unique espérance. Mais le chant des Psaumes était si cher aux hérétiques qu'il en devint suspect. La Cour laissa les cantiques pour les «vers lascifs» d'Horace, qui, disait un réformé, «eschauffent les pensées et la chair à toutes sortes de lubricitez et paillardises»[91].