[Note 323: ][(retour) ] Ibid., col. 88.
[Note 324: ][(retour) ] Languet, Arcana, liv. II, p. 155. Journal de Bruslart, Mémoires de Condé, I, p. 59.
[Note 325: ][(retour) ] Bèze à Calvin, 4 nov., Calvini Opera omnnia, t. XIX, col. 96-98.
[Note 326: ][(retour) ] 9 novembre, ibid., col. 109.
[Note 327: ][(retour) ] Ibid., col. 141, 29 novembre 1561.
[Note 328: ][(retour) ] Calvin qualifie le début du discours de L'Hôpital à l'assemblée de Fontainebleau de «Præfatio adulationis putidæ» (Préface d'adulation fétide); Calvin à Bullinger, 1er octobre 1560, Calvini Opera omnia, t. XVIII. col. 206. Bèze, lors du Colloque de Poissy, écrivait à Calvin, 25 août 1561: «Le chancelier que savez... vouloit avoir l'honneur de m'avoir introduict. Force me fut de le suyvre, mais ce fut avec un tel visage qu'il cognut assez que je le cognoissoys», Calvini Opera omnia, t. XVIII, col. 630.
Philippe II s'irritait de tant de complaisances, persuadé qu'une mutation de religion en France tendait «à la destruction et brouillerie de ses États»[329]. «.... Il luy touche autant qu'à personne, écrivait Élisabeth à sa mère, car stant France lutérien (entendez calviniste), Flandres et Espagne ne sont point loin.» Aussi lui mettait-elle le marché à la main: ou elle s'allierait avec Philippe II contre les protestants, ou Philippe II s'allierait contre elle avec les catholiques français[330]. Chantonnay faisait même déclaration à Charles IX. Les Guise, pour marquer leur mécontentement, quittèrent la Cour (fin octobre). Ils avaient, dit-on, projeté pis. Quelques jours avant leur départ, le duc de Nemours (Jacques de Savoie), qui par amour, croyait-on, de la duchesse de Guise, était tout dévoué à son mari, proposa, au frère puîné du jeune roi, Édouard-Alexandre, de l'emmener en Lorraine ou en Savoie[331]. C'était pour l'opposer à la Reine-mère si elle passait avec Charles IX au protestantisme. Monsieur, le duc d'Orléans (plus tard Henri III) était celui de tous ses enfants que Catherine aimait le plus. Tout émue, elle dénonça cette tentative de rapt à Philippe II[332]. Elle demanda des explications à Guise, qui froidement répondit qu'il ne savait rien.
[Note 329: ][(retour) ] Lettre de l'ambassadeur de France en Espagne à Catherine du 30 octobre 1561, Lettres, t. I, p. 601, note.
[Note 330: ][(retour) ] Réponse de la reine d'Espagne à une lettre de Catherine de juillet 1561, Lettres, t. I, p. 600 note.
[Note 331: ][(retour) ] Voir les réserves que fait Noël Valois dans le Projet d'enlèvement d'un enfant de France, (Bibliothèque de l'École des Chartes, t. LXXV, 1914), p. 140.