A la vertu pour fondement unique,
Afin que par tout l'univers,
En renommée magnifique,
Mon nom soit immortel en tous âges divers.
Il voulut se les faire écrire pour leçon. Mené à l'église, il entre à neuf heures en carrosse, arrive à onze heures et un quart à Creteil pour la première fois, dîne en la maison de M. Mangot[606]. Parti à trois heures en carrosse, il monte à cheval au petit Saint-Antoine, et ses petits gentilshommes marchent devant lui, deux à deux, selon l'ordre de leur arrivée auprès de lui; les premiers furent M. de Liancourt et M. le comte de la Voute. Il arrive au Louvre à cinq heures, voit le Roi, qui étoit arrivé par eau une heure auparavant; la Reine arrive à huit heures.
Le 16, jeudi, au Louvre.—Étudié, écrit, dansé, tiré des armes, joué à la paume; il change de chemise, étant forcé par M. de Souvré, qui le frappe du gant; il s'en pique étrangement. M. de Souvré lui remontre, et lui disant qu'il ne veut rien faire ne croire de tout ce qu'il lui dit, il lui répond en colère: Non, je crois pas tout ce que vous me dites ne ce que vous me direz.
Le 17, vendredi.—Éveillé à six heures et demie; il feint de dormir, de peur de châtiment, se ressouvenant de la colère qu'il avoit eue contre M. de Souvré; on regarde en son lit, on le trouve pleurant; M. de Souvré lui remontre; il se repent.
Le 18, samedi.—Mené aux Tuileries par la galerie, il entend la messe aux Capucins. A quatre heures mené en carrosse au jeu de paume de Verdelet, à la rue Plâtrière, il y a joué.
Juil
1609
Le 19 juillet, dimanche.—M. le maréchal d'Ornano lui donne un poignard de sultane, garni de rubis.