Vostre plus affectionné frère à vous servir,

Louis.

Le 29, mardi.—Il écrit au roi d'Angleterre cette Déc
1609 lettre, minutée par M. Lebeauclerc, son secrétaire; c'est la première lettre qu'il lui a écrite.

Sire, le sieur de la Boderie retournant par le commandement du Roy, mon seigneur et père, vers Vostre Majesté, je l'ay voulu charger de ce mot pour vous offrir mon service, duquel il vous asseurera plus particulièrement, me contentant de vous dire que je veux demeurer, Sire, vostre, etc.

Mené chez le Roi, joué, couru en la galerie. En attendant son souper, il écrit la lettre suivante à la reine d'Angleterre, minutée par M. Lebeauclerc:

Madame, je n'ay point voulu perdre l'occasion du voyage du sieur de la Boderie vers Vos Majestés sans me ramentevoir à vostre bonne grâce et vous asseurer de mon service comme de celuy qui veut estre tousjours

Vostre très-affectionné nepveu à vous servir,

Louis.

A madame ma tante, la roine de la Grande-Bretagne.

Après souper il apprend ce qui s'ensuit pour le dire à l'ambassadeur de Venise, qui le devoit visiter le jour suivant, venant résider auprès du Roi: