[94] Il met.

[95] C'était sans doute un jeune sauvage d'Amérique; il avait été tenu sur les fonts de baptême, le 9 mai précédent, par Alexandre, chevalier de Vendôme, et sa sœur; il mourut le mois suivant. Le 15 novembre 1605, le Dauphin se ressouvient, à propos d'objets rapportés du Canada par M. de Monts, «du petit Canada mort il y avoit dix-sept mois, le jour de la Fête-Dieu, de sa façon de prononcer, de la couleur de son habit bleu, de la forme de son bonnet, rond comme celui du feu Roi.»

[96] Papa, je sais bien écrire, mais pas encore lire. M. de Rosny m'a envoyé un homme armé et un beau carrosse où est ma maîtresse l'Infante, et une belle poupée à ma sœur. Il m'a promis un beau grand lit pour coucher; je ne suis plus petit enfant; j'ai bien chaud dans mon berceau. J'ai bu à votre santé, papa, et à maman. Ma plume est fort pesante; je ne puis plus écrire. Je vous baise très-humblement les mains, papa et à ma bonne maman, et suis, papa, votre très-humble et très-obéissant fils et serviteur.

[97] C'était, dit Lestoile, «un fol courant les rues, qui se faisoit nommer le comte de Permission... Le métier de ce fol étoit d'être charron, et montoit en Savoie l'artillerie du duc, où on disoit qu'il se connoissoit fort bien.» (Journal de Henri IV, tome Ier, 2e partie, p. 356, éd. Michaud et Poujoulat.)

[98] Folle de la Reine. Voy. la [note] du 5 décembre 1603.

[99] Fou du Roi.

[100] Voy. au [3 novembre 1603].

[101] Charles Martin, le même qui avait déjà fait son portrait, le 25 février 1603.

[102] On sait que nous avons précisément retranché du Journal d'Héroard tous les détails dont, on le voit, il est le premier à plaisanter. Voici dans quels termes Héroard parle de son Journal, dans son livre De l'institution du Prince: «Je lui fais offre (au précepteur du Dauphin) d'un journal d'où il pourra tirer des conjectures évidentes des complexions et des inclinations de notre jeune prince, et, si l'affection se pouvoit transporter, je lui en fournirois à suffisance et autant que nul autre, voire de cette tendre et cordiale passion que naturellement les pères ont pour leurs propres enfants.»

[103] Héroard a noté en marge ce passage, comme une première indication de l'amour du Dauphin pour l'argent.