[383] Héroard a mis en note, à la marge: Insignis impudentia.
[384] Servir, en terme du jeu de paume, signifie envoyer la balle le premier.
[385] Claude de Hoey, peintre du Roi.
[386] Héroard partait pour se rendre à Paris, auprès du Roi.
[387] Frédéric IV, né en 1574, comte palatin du Rhin en 1583, mort à Heidelberg, le 9 septembre 1610.
[388] Le Roi écrivait à la Reine vers le 20 mars: «Mon cœur, j'espère vous voir demain ayant fait ici un petit de fonds.... Mais bien vous assurerai-je que Mme des Essars n'y a point puisé en passant.» Mme des Essars se trouvait à ce voyage de Fontainebleau, comme on le verra à la date du [2 août] suivant et au [11 janvier 1608]. La première fille naturelle du Roi et de Mme des Essars naquit en janvier 1608, et fut légitimée dans le mois de mars suivant.
[389] La lettre du Roi à Mme de Montglat, datée du 5 avril à Fontainebleau, et que M. Berger de Xivrey a classée à l'année 1607, doit être antérieure, puisqu'à cette date Mme de Montglat est à Fontainebleau avec le Roi et le Dauphin.
[390] Héroard était absent depuis les premiers jours de mars, et le journal tenu par l'apothicaire Guérin est beaucoup plus concis pendant cette période.
[391] Sur une estrade.
[392] Il est curieux de lire, après le récit d'Héroard, celui que le P. Dan fait de la même cérémonie. «Un chacun sait que nos rois très-chrétiens, par une cérémonie autant remarquable qu'elle est pleine de piété, ont coutume tous les ans, le jeudi saint, de laver les pieds à treize pauvres, à l'imitation du Sauveur des humains, qui par un excès d'humilité daigna bien faire le semblable à l'endroit de ses apôtres. Sa Majesté étant donc dans ce lieu de Fontainebleau à pareil jour, l'an mil six cent sept, toutes choses bien préparées et bien ordonnées pour cette cérémonie, et pour en faire ensuite une autre que l'on appelle la Cène, qui se pratique servant les mêmes pauvres en table, le Roi envoya dire qu'il vouloit que Monseigneur le Dauphin fît ce jour-là cette action purement royale au lieu de Sa Majesté, et que ses officiers lui déférassent alors les mêmes honneurs et services qu'à sa personne propre.... Ce commandement reçu, le sieur de Vitry, avec ses gardes, s'en va accompagner Monseigneur le Dauphin en la salle du bal, où se fait d'ordinaire cette pieuse et très-louable action. Alors Monseigneur l'archevêque d'Embrun étant monté en chaire commença cette cérémonie par une belle exhortation, montrant que toute action du Fils de Dieu incarné étant notre instruction, et par le lavement des pieds de ses apôtres ayant témoigné une action signalée d'humilité, c'étoit donc cette vertu que tous chrétiens devoient soigneusement pratiquer.