Le 11, mercredi.—Il écoute les contes que lui fait Mlle de Ventelet touchant l'Infante[54], qu'il couchera avec elle; il en rit.

Le 12, jeudi.—Crié extrêmement; Mlle de Ventelet lui vient donner le bon jour de la part de l'Infante; il s'apaise soudain, et se prend à rire.

Le 15, dimanche.—A huit heures le page de M. de Longueville arrive pour savoir de ses nouvelles; ayant parlé à Mme de Montglat et s'en retournant, le Dauphin l'appelle d'un Hé! et se retrousse, lui montrant sa guillery. Il est porté au vieux château par le commandement du Roi, qui arrive à cinq heures. Porté au pied du degré au devant du Roi, l'obscurité et la foule des hommes fut cause qu'il eut peur. Le Roi le caresse; à sept heures et un quart la Reine arrive.

Le 16, jeudi.—Il montre sa guillery à M. d'Elbenne; porté chez la Reine, il voit la signora Passithea, en eut peur, à cause de la coiffure.

Le 17, mardi.—A quatre heures, porté chez la Reine; la marquise de Verneuil y arrive, au cabinet de la Reine; le Roi y arrive.

Le 18, mercredi.—Sur les dix heures et demie le Roi part pour aller dîner à Saint-Cloud et de là à Paris, pour conduire la Reine à Fontainebleau pour attendre ses couches.

Le 19, jeudi.—Il commence à cheminer avec fermeté, soutenu sous les bras.

Le 23, lundi.—Fort gai, émerillonné; il fait baiser à chacun sa guillery. Le comte de Visé, du marquisat Sept
1602 de Saluces, ambassadeur extraordinaire du duc de Savoie, et le comte de Hems, ambassadeur extraordinaire d'Écosse, le viennent voir.

Le 25 septembre, mercredi, à Saint-Germain.—M. de Montpensier lui baise les mains au berceau et lui a donné la chemise.

Le 27, vendredi.—Il se joue à sa guillery, repousse son ventre en dedans, qui l'empêchoit de la voir. Il vient un gentilhomme flamand, du parti espagnol, pour le voir; il se y trouve un vieil Espagnol qui entrant et sortant lui donna sa bénédiction la larme à l'œil, en souhaitant le mariage de l'Infante[55].