CUPLAT ou CUL-PLAT, s. m. Chute sur le derrière, casse-cul. Faire un cuplat. Les patineurs novices sont exposés à de continuels cuplats.

CURAFIFI, s. m. Vidangeur, gadouard, maître des basses-œuvres, nettoyeur de latrines. Terme connu dans le canton de Vaud. En Dauphiné et en Provence, on appelle les gens de cette profession cure-privés, et en Languedoc, maîtres fifi. [Voyez Villa, Nouveaux Gasconismes corrigés, t. 1, p. 232.] R. Fi! Fi!

CURE. Ce mot ne s'emploie que dans l'expression faire cure, qui se dit dans certains jeux, quand on ne fait aucun point, ou qu'on perd tout ce qu'on met sur jeu. C'est l'équivalent de: Être à sec, mettre à sec. [P. G.]

CURER, v. a. Curer un poisson, le vider. Curer une volaille, l'effondrer, c'est-à-dire, en ôter la poche, le gésier et la tripaille. Curer des pommes, c'est: Les cerner avec la pointe d'un couteau. Expressions méridionales.

CUSIN, s. m. Cousin, insecte.

CUTTRER ou CUTURER et COUTURER, v. a. Terme d'agriculture. Houer, labourer à la houe. Cuttrer des pommes de terre. En vieux français, on disait: Culturer.

CUVET, s. m. Nous appelons char à cuvets, ce qu'on nomme en français: «Chariot à hèches.»

CYTISE, s. f. De la cytise en fleur. Ce mot est masculin.

D

Les campagnards ajoutent un d euphonique ou énergique dans une foule d'expressions très-familières. Ils disent, par exemple: Aller d'à quatre; mettre d'à coin; monter d'à reculons; faire une chose d'acachette (en cachette); tomber d'abouchon. Nous sommes de cousin avec Jean-Glaude. J'étais d'assis. Je vous ferai un mur bien soigné, me disait un maçon, je tiendrai les pierres bien d'égal. Voyez les mots ACACHONS, D'AVAU, DOBLIGÉ et DÔTER.