DÂ, s. m. Terme enfantin qui équivaut à: Merci, je te remercie. Dis dâ, ma petite; il faut dire dâ. Dâ, ma nainnain.
DADA, s. m. Nourricier, mari de la nourrice.
DADERIDOU, s. m. Dadais. Voyez le mot suivant.
DÂDOU, s. m. Dadais, nigaud, bélître. Grand dâdou, cesseras-tu une fois de faire crier cet enfant? Terme suisse-roman et savoisien.
DAGUER, v. n. Pester, enrager. Voyez comme il bisque! Voyez comme il dague! Terme trivial.
DAILLE, s. f. Faux, instrument pour faucher. Piquer une daille. Terme méridional et vieux français.
DAM, s. m. (Prononcez dan.) C'est ton dam, c'est bien ton dam, se dit à une personne qui semble avoir mérité le mécompte, le désagrément, la mésaventure qui lui arrive. Tu t'es coupée, Jenny, et c'est bien ton dam: on t'avait défendu de jamais toucher un canif. J'ai été trompé par Guichardin, et c'est bien mon dam: j'y avais été pris déjà deux fois. Ce terme, qui appartient au vieux français, est d'un emploi journalier chez nous. R. damnum.
DANDINE, s. f. Volée de coups, rossée. Administrer une dandine. Français populaire.
D'À PLOMB, loc. adv. Le soleil donnait d'à plomb; le soleil tombait d'à plomb sur nos têtes. Dites: «Donnait à plomb; tombait à plomb.»
DARBON ou ZARBON, s. m. Nos campagnards désignent par ce mot tantôt le mâle de la taupe, tantôt le campagnol ou rat des champs. Terme savoisien, dauphinois et provençal. Darbounîre, s. f. Taupinière. Edarbogni, v. a., signifie dans le patois vaudois: Étendre la terre qui a été soulevée par la taupe.