TRAÎNE, s. f. État de santé languissant, indisposition qui se prolonge, maladie lente, abattement de force après un gros rhume. Notre Thérèse n'a pas ce qui s'appelle une maladie: elle a une traîne. Depuis cette mauvaise traîne, je n'ai jamais pu me rétablir comme il faut. Terme vaudois.
TRAÎNE-GAÎNE, s. f. Tout ce qui embarrasse la marche et qu'il faut traîner après soi. Ce qui m'ennuie à la promenade, c'est cette traîne-gaîne d'enfants. Dans le Jura, traîner la gaîne signifie: Porter les livrées de la misère. Dans le français populaire, traîne-gaîner, v. n., battre le pavé avec l'épée au côté.
TRAIN-TRAIN, s. m. Le train-train des affaires, c'est: Le cours ordinaire des affaires, la manière la plus ordinaire de les conduire. On dit de même: Le train-train de la maison; le train-train du bureau; le train-train du commerce. A Gap on dit: Le trintran. L'expression française est: Le trantran. Le trantran des affaires, etc.
TRAIT, s. m. Traite, étendue de chemin que l'on fait d'un lieu à un autre sans s'arrêter. Nous allâmes tout d'un trait de Genève à Bonneville. Terme méridional.
TRAITER POUR. Les médecins le traitaient pour un engorgement au foie: c'était un anévrisme du cœur. Dites: Les médecins le traitaient D'UN engorgement au foie, c'était, etc.
TRAÎTRISE, s. f. L'action de trahir, trahison. Terme franc-comtois, méridional, etc.
TRALAISON, s. f. Travée, travaison, rang de solives. Terme vaudois.
TRÂLÉE, s. f. Ribambelle, séquelle, quantité. Une trâlée de gamins. Une trâlée de mendiants. Une trâlée d'injures. Il nous lâcha une trâlée de sottises. Terme vaudois et fribourgeois.
TRANCANAGE, s. m. Changement de vase inutile et fâcheux. Quel trancanage me fais-tu? As-tu bientôt fini tous ces trancanages?
TRANCANER, v. a. Transvaser inutilement un liquide, et par là le perdre ou le gâter. Laisse-moi ce vin dans cette bouteille et ne le trancane pas tant. Que trancanes-tu là? Se trancaner, v. pron. Se trimbaler, aller sans but et par flânerie d'un lieu à un autre.