—«Sans le chevalier de Lorraine?»

—«Je l'espère.»

—«Mais que fait-il en dehors de sa vie mondaine, ce bon fils?»

—«Mais il peint, comme son père!»

—«Des portraits?»

—«Non, des bonbonnières.»

—«Des bonbonnières!»

—«Pour princesses et majestés en exil. Les Ytter vont beaucoup dans le monde. La réputation du père sert le fils: il ne fait rien à moins de quinze louis, et encore, c'est donné! Le père était un maître: petit maître est le fils. Il fignole à miracle la miniature; il a assez bien pigé la manière d'Hubert Robert. Sur ces dessus de boîtes, laquées comme des vernis Martin, il peint tantôt des ruines, tantôt des fleurs: il y a des personnes qui préfèrent les ruines, il y en a d'autres qui aiment mieux les fleurs. Il n'est pas sans talent, du reste. Mais ce qu'il y a de mieux, c'est son logis. Ce jeune Ytter a un goût délicieux. Il faut absolument que je vous mène chez lui.»

Le quatrième acte commençait. Nous regagnions nos fauteuils d'orchestre.

… A quelques jours de là, je rencontrais Meyran.