Mes yeux se cavent, ma figure est livide… Je regarde avec effroi ce qui m'entoure… Je crains la mort; je pense à la mort, et je ne puis comprendre ces idées qui me suivent partout, au milieu de mes camarades, et près de Christine, et dans la solitude de la nuit. Je sais que cela est folie, et je ne saurais éloigner cette folie, tout en la jugeant telle.
Le 25 décembre.
J'entends siffler des balles—et j'ai peur, moi, un soldat!
Le 26 décembre.
Les accès de frayeur sont moins intenses; j'arrive à en rire… Qu'on me mène sur un champ de bataille, et l'on verra si M. de Pontaillac est un lâche!
Le 27 décembre.
Mon ordonnance m'a relevé… J'étais tout mouillé…
La nuit.
Je pleure de honte…
Le 28 décembre.