La Stradowska l'interrompit vivement:

—Je n'ai reçu la visite d'aucun duc, monsieur, et je ne comprends pas votre interrogation tout au moins bizarre. Je vis ici comme il me plaît, et mon existence privée ne regarde personne.

—Ah! madame, ne vous fâchez pas! Je vous le répète, et vous le savez, le Rabelais est obligé par ses lecteurs…

—Tant pis pour vos lecteurs!

—Mais la visite d'un grand-duc n'a rien de blessant, au contraire, et votre célébrité va y gagner.

—Assez, monsieur.

Houdrequin murmura des paroles courtoises. Oh! il n'entendait pas abuser! Il soumettrait à Christine son interview, avant de la livrer au journal. Vraiment, il n'y serait point glissé de choses galantes, et le public verrait là un simple hommage rendu par une impériale altesse à une illustre compatriote.

—Vous m'ennuyez, monsieur! Je n'ai jamais eu de relations avec les grands-ducs.

—Même… platoniques?

—Même platoniques.