—Dame!—en payant.

—Depuis combien de jours avez-vous cessé les injections?

—Depuis trois jours.

—Et vous éprouvez?

—Un abattement et l'envie de me piquer encore. C'était délicieux, mais je crois que ça ne me réussit pas.

—J'en suis sûr, moi. Voulez-vous guérir?

—Oh! oui!

—Eh bien, plus de morphine. Car, chez vous, la suppression radicale n'offre aucun danger: vous n'êtes pas encore une morphinomane; vous êtes tout au plus une morphinisée, et il va dépendre de vous, de vous seule, de retrouver l'énergie et la santé.

—Merci, monsieur le docteur. Je vous dois?

—Vingt francs, madame.