Sqwal avait fait un vague mouvement.

— Mouillez-lui son aimable figure, me dit Farquard.

Je fis couler sur lui le contenu d’une carafe. Il ouvrit un œil, — le seul de ses yeux qui eût encore quelque possibilité de s’ouvrir, — se secoua, comme un chien qui sort de l’eau, — regarda, ahuri… se leva et, comme s’il ne nous avait pas vus, se dirigea vers la porte…

Alors… pan !… un second coup de poing du terrible petit homme le lança dans une bousculade de chaises et, cette fois, il disparut sous la table, sous la banquette… Il n’y avait plus que ses deux jambes maigres qui dépassaient, avec ses chaussettes qui retombaient élégamment sur les chevilles…

Farquard resta un moment à le regarder, en s’appuyant sur une chaise, — car il était à la fois essoufflé et tremblant de « nervosisme », comme eût dit Sqwal.

— Voilà. C’est fait, dit-il enfin. Nous pouvons nous en aller.

— Non, fis-je. Il me reste la petite à tirer de là. Je vais aller à l’ouvroir… Est-ce qu’il peut marcher ?

— Lui ? dit Farquard. Il ne s’est jamais si bien porté. Il nous enterrera tous… N’est-ce pas, vieux ?

Et il lui allongea un grand coup de pied dans les jambes…

LXVI