Patrice revint vers les dix heures.
— Eh bien ! lui dis-je. Qu’est-ce que vous êtes devenu ? Vous êtes allé sur le terrain ?
— Non, répondit-il. Je suis tout simplement allé prendre l’air. Il faisait une chaleur sous cette tente…
Mais il ne savait pas mentir. En disant cela il riait et mâchonnait une brindille.
— Allons ! insistai-je. Vous y êtes allé ! Vous n’avez pas pu tenir ! Qu’avez-vous vu ? Y en a-t-il ?
— De quoi ?
— De l’or, parbleu !
— Je vous dis que je n’y suis pas allé ! Je me repose ! Huit jours de repos !
Il me tourna le dos et il alla donner un coup d’œil aux chiens. Nous déjeunâmes. Puis ce fut l’après-midi, — une après-midi longue, longue… Nous allions, nous venions, nous tournions autour de la tente, nous bâillions, nous nous étirions, et, de temps en temps, l’un de nous disait :
— Ça fait tout de même du bien de se reposer !