Marceline contemple la parure du boudoir où elle se retira. Surtout, en un angle : le chapeau de feutre blanc et son chevalet d'or, et des soies : une merveille du confiseur. De fallaces fleurs emplissent la coiffe de satin rose ; et soupçonnées, au fond, des dragées. — Plus jamais de semblables cadeaux. Des étrennes utiles lui seront servies, maintenant.

Le lithographe apporte les lettres de faire-part. On s'installe devant un guéridon. Mme Freysse appellera les noms sur le registre aux adresses ; son mari écrira les suscriptions, selon l'avis de Marceline.

Mme Freysse, de sa voix bonne appelle :

— Monsieur et Madame Rondel, 35, rue du Sentier.

— Oui, soupire la jeune fille.

— Ça y est, fait M. Freysse.

— M. et Mme Bressan, rue des Herbes, no 3, à Limoges. M. et Mme Laverrière, 44, boulevard Sébastopol. M. Gyval, lieutenant au 7e zouaves, à Mostaganem, Algérie.

II

Déjà Marceline appose la cravate, un petit plastron blanc, sous l'échancrure du corsage noir à haut collet de clergyman.

Dans la pièce vêtue de tapisserie pas chère, bleue et verte, la somptuosité des meubles contraste, notée par le chapeau de feutre blanc, merveille du confiseur, et son chevalet d'or, et ses soies, et ses fleurs peintes. Longue la toilette de marbre blanc où s'asseyent, parmi les pots et les flacons, les cuvettes évasées. Tombant de la glace une mousseline l'enserre de ses blancheurs. Blanches aussi les couchettes.