«J'ai été charmé de vos hôtes, je vous prie de leur dire tous mes regrets; Mme de Noailles m'a permis de revenir, et m'a promis de ne rien changer du tout à ma chambre. J'ai pris mes vues du château; M. de Noailles en sera content, du moins je ferai de mon mieux.

«Mille choses à mon vieil et à nos jeunes amis. À jeudi donc! Revenez; j'écrirai demain à Montigny, mais il faudra que j'envoie chercher l'adresse: je ne la sais pas.

«17 octobre 1836.

«Je suis bien malheureux ici sans vous; je ne sais que faire. Hier, j'ai passé la journée assis sur des pierres, sur la place Louis XV, à regarder l'obélisque, ou plutôt à ne rien regarder.

«Mais enfin vous revenez ici jeudi; je regrette toujours de n'être
pas allé à Malesherbes. Je ne sais plus ce que je fais, car je n'ai
rien à faire; il est bien temps que nous partions pour l'Italie.

«La Revue de Paris contient ce matin un article de Nisard fort rude; voilà Sainte-Beuve à l'aise: il ne sera pas arrêté, s'il le veut, par les louanges de Nisard.

«Revenez, revenez.»

M. de Chateaubriand tint la promesse qu'il avait faite à la duchesse de Noailles, et qu'il rappelle dans sa lettre à Mme Récamier, quand il dit qu'il a pris ses vues du château. Il data de Maintenon un chapitre qu'il destinait à ses Mémoires. Ce chapitre cependant n'y fut pas inséré; le manuscrit en fut donné par l'auteur à Mme Récamier. Nous l'insérons ici à la date de l'année où il fut écrit.

FRAGMENT DATÉ DU MOIS DE SEPTEMBRE 1836.
INCIDENCES.—JARDINS.