«26 décembre.
«Vous verrez par la lettre à Villèle, dont je vous envoie la copie, que Mathieu a donné sa démission hier au soir et que Villèle m'a proposé le portefeuille par ordre du roi. Je l'ai refusé. Mathieu ne valait pas ce sacrifice par la manière dont il a été avec moi, mais je devais cela à vous et à ma loyauté. Ne parlez pas de ma lettre à Mathieu. Il est singulier qu'il ne vous ait rien dit de ce qui s'est passé hier au soir. Se serait-il ravisé et aurait-il repris la démission? J'ai au moins fait preuve de sincérité. On ne dira plus que je suis ambitieux. J'aurais bien désiré vous voir un moment à une heure et demie.»
LE MÊME.
«Samedi matin.
«On est toujours bien agité. Il y a un tel cri de l'opinion pour me pousser dans le ministère qu'il est difficile que mes pauvres diables d'amis ne soient pas obligés de me recevoir parmi eux. Nous parlerons de tout cela à quatre heures. Je souffre horriblement.»
LE MÊME
«Mardi matin.
«Je n'ai pas dormi. Ma pauvre tête, sans compter le coeur, est bien malade. Je suis bien dégoûté ce matin, et je voudrais qu'on n'eût jamais pensé à cela. J'espère encore que le maître refusera sa signature. Nous ne saurons rien aujourd'hui, et cette attente est bien pénible. Je vous verrai à notre heure. Vous me donnerez la force que je n'ai plus.»
LE MÊME.
«Samedi, 10 heures.