— Marie-Antoinette, vous vous êtes donné beaucoup de mal pour me faire apprendre mon catéchisme, car j’avais la tête très dure ; aussi, je vais bien prier pour vous.

— J’ai fait ce que j’ai pu, ma petite Suzanne, et vous vous êtes montrée pleine de bonne volonté. Vous avez, certes, plus de mérite que moi.

Plus loin, l’attendrissement est à son comble :

— Je ne sais pas comment faire pour vous remercier, Bénédicte, je suis si… si…

L’orpheline de service intervient alors :

— Non, mademoiselle Trémisot, non, s’il vous plaît, ne pleurez pas ; vous allez tacher les brides de votre bonnet.

Alors, la mère Saint-Félix s’adressant à la foule :

— Je prie bien ces grandes demoiselles de faire attention en embrassant leurs filles ; les voiles ont beau être solidement attachés, un rien les déplace. Il serait peut-être préférable de ne pas s’embrasser du tout.


Les orphelines de corvée ont prestement fait disparaître tout vestige de toilette et Sous la Chapelle a repris sa tenue d’apparat.