Quand l’ancienne petite Gourregeolles se remémore ces choses d’autrefois, elle se dit qu’on apprenait vraiment bien la charité au couvent, et non point par la théorie froide et stérile, mais par la pratique de tous les jours.

II
LES AMITIÉS DE MARIE-ROSE

Anne de Thézy. — La première amitié de Marie-Rose, en dehors de ses cousines Louvière, fut Anne de Thézy.

Presque toutes les petites pensionnaires éprouvent pour leur ancienne un sentiment fait de respect et d’admiration. Parce qu’elles en reçoivent une foule de bons offices, parce qu’elles les trouvent toujours prêtes à répondre à leurs questions, elles ne sont pas éloignées de croire que leurs jeunes mentors détiennent l’omniscience et la toute-puissance. Entre elles, elles célèbrent les mérites de ces êtres d’exception.

« C’est Colette Champbourg qui a le plus de galons à son ruban d’honneur.

« Marthe Aubugeau est toujours… mais toujours, la première de sa division.

« Catherine Blondeau est la plus jolie du Pensionnat.

« Quand Béatrix Peyraud chante à la chapelle, tout le monde est dans l’extase. »

Etc., etc.