Etc., etc.
L’ordre du jour épuisé, on récite les Grâces, Agimus tibi gratias, puis l’Angélus en latin.
On sort, bien rangées, après une belle révérence à la Sainte Vierge qui préside aux agapes frugales des pensionnaires. On se tient encore pour traverser en biais la grande cour solennelle de la Communauté ; l’ordre et le silence commencent à recevoir de sérieux accrocs pendant que l’on monte le large escalier de granit. Puis la dislocation est immédiate et complète.
Comme une volée de moineaux, les petites filles s’égaillent pour la récréation.
III
L’UNIFORME
Le règlement du trousseau et de la garde-robe est bien fait pour plonger dans une surprise voisine de l’ahurissement les familles n’ayant encore jamais eu maille à partir avec une communauté religieuse.
Ce règlement doit dater de la révérende mère Marie-Alix, première supérieure de l’Ordre et qui vivait au dix-septième siècle. Sans doute on y a bien apporté quelques modifications de détail, mais si discrètes et si rares que cela ne vaut pas dire. Le fait est que Marie-Rose et ses compagnes sont habillées, à peu de chose près, comme étaient leurs grand’mères.
… Chemises en toile blanchie sur le pré, de forme très montante, avec des manches à gousset tombant plus bas que le coude.
Fichu de mousseline blanche pour le jour ; pointes en jaconas fond blanc pour la nuit.
Bonnet de nuit en indienne claire de forme dite « calipette », etc.