— Ton quoi ?… répète un peu, Marie-Rose.
— Mon pince-taille, reprit l’enfant avec une ingénuité parfaite.
Cette déclaration fut accueillie par un rire général auquel la grand’mère coupa court en disant avec son calme un peu sévère :
— Eh oui ! son pince-taille… C’est le nom de leur vêtement d’été, que trouvez-vous d’extraordinaire à cela ?
Les garçons virent qu’il était séant de clore le débat et ils se turent. Mais, une fois seuls, ils s’égayèrent beaucoup de cette idée d’appeler « pince-taille », un vêtement de petite pensionnaire.
— Il n’y a vraiment que des religieuses ignorant tout de la vie pour avoir de pareilles inventions…
Quant à Marie-Rose, ce ne fut que bien des années plus tard, en relisant son journal de fillette, qu’elle saisit le jeu de mots.
La pièce d’uniforme la plus extraordinaire est certainement le chapeau.
A cette époque, il y avait dans le monde, trois catégories principales de chapeaux : le chapeau rond, le chapeau fermé, la capote.