Marie-Rose semble un peu désillusionnée. Elle a assisté à la dernière distribution des prix, et elle a conservé le souvenir d’une élégance qu’elle ne retrouve plus.

— Pourquoi n’ont-elles pas leurs robes blanches et leurs beaux rubans ? demande-t-elle.

— On met les robes blanches et les ceintures de soie seulement aux grandes fêtes. Aujourd’hui, c’est jour de classe, on est en sarrau.

— Ah !


D’un groupe jaune, cette exclamation retentit soudain :

— Marie-Rose !… Te voilà donc au couvent !…

A quoi l’interpellée répond :

— Camille !… ma cousine Camille Louvière !… Laissez-moi aller avec elle, ma petite sœur d’Ailly.

La Jaune s’est déjà emparée de Marie-Rose et l’entraîne vers la « distribution ».