— Vous n’essayez même pas de comprendre, lui dit-on.

— Oh ! ce n’est pas la peine, répond-elle en toute simplicité, j’ai déjà essayé une fois, il y a longtemps, et cela n’a servi à rien.


Avec le catéchisme que l’on apprend par cœur comme de petits perroquets, mais que M. l’abbé expliquera ensuite pendant plusieurs années : c’est tout.

Évidemment, les jeunes élèves des cours à la mode en apprennent davantage, ce qui ne veut pas dire qu’elles en savent plus long.

En effet, si les religieuses ne se servent que très peu du livre dans leurs classes élémentaires, elles se servent, en revanche, beaucoup de la parole. Elles emploient couramment la méthode de l’observation directe. Pour elles, tout est matière à enseignement : le temps qu’il fait, une promenade aux jardins, une visite à la basse-cour.

Car, dans la belle saison, la moitié des leçons se font au grand air : sous le Berceau Fleuri ou dans la Bonne Allée. C’est là que les petites « Croix de par Dieu » lisent, apprennent leurs leçons, exécutent ce qu’elles appellent avec un peu de présomption les « travaux à l’aiguille ».

C’est là surtout — et c’est peut-être l’étude la plus précieuse — que l’on observe et que l’on écoute.


Les études. — La journée classique commence par une leçon d’écriture. Pendant une heure, toutes les pensionnaires, des Vertes aux Violettes, suivant le modèle qu’elles ont sous les yeux, écrivent en gros, en gros moyen, en petit moyen, en fin, en expédiée, soit des mots dont on leur a fait connaître l’origine, soit une indication littéraire ou scientifique, soit une maxime.