D. — Citez deux tropes, à votre choix ?
R. — Le polémaque et la métempsycose.
D. — Quelle est la densité de l’étain ?
R. — Deux mille tonnes.
Berthe n’est pas seule à commettre des bévues ; mais elle détient certainement le record comme nombre et comme qualité. Pourtant Marie-Rose en eut à son actif qui n’auraient pas déparé la « collection Aufray » surtout quand il s’agissait de calcul, de « chiffres », comme elle disait avec une terreur antipathique. Alors Berthe prenait sa revanche.
— J’espère, au moins, Gourregeolles, que vous allez consigner ce beau succès sur vos tablettes.
Sous sa forme amusante, le « sac » est un excellent exercice. Il permet de se rendre compte de la manière dont l’enfant assimile les sciences qui lui sont enseignées et du profit qu’elle en retire pour son instruction générale. Il permet encore de classer les jeunes esprits. Ce ne sont pas toujours les premières de la classe qui répondent le mieux, mais les plus intelligentes et les plus réfléchies. Le « sac » offre, en outre, l’occasion de rectifier une foule d’idées fausses.
Les pédagogues actuels souriraient de pitié au système du « sac » ; mais Marie-Rose qui ne se piqua jamais de modern style, l’employa pour ses enfants dont elle poursuivit elle-même l’éducation assez tard, et ils s’en trouvèrent fort bien. Au lycée, notamment, on lui dit souvent que, pour toute question portant sur les idées générales, ses fils répondaient les premiers et le mieux.
Elle n’en tirait aucune vanité, sachant bien que ces éloges revenaient de droit à son cher couvent.