«Ah! si tu veux me mal répondre, tiens; sortons. Tout est si doux, tu es si près. Je crois le bonheur revenu.

«Ne dis pas de mots méchants ici...»

Et longtemps, toujours ainsi; toujours plus pressant et plus tendre.

A tout cela, Catheline avait à répondre les choses les plus justes et les plus indiscutables, comme aussi d’autres, plus pitoyables.

Ce fut les secondes qu’elle choisit.

*
* *

Dans une chambre du presbytère, le curé de Panazol, enfermé depuis plusieurs heures, passait, à quelques jours de là, par des alternatives cruelles.

Il mariait le lendemain Catheline et Séverin, et sans qu’il y eût de la volonté de personne, pour les événements précédents, ce mariage avait pris dans le pays, et au delà, des proportions considérables.

On persistait à y voir une intervention miraculeuse, un des grands bienfaits de la Main, et toute la sympathie méritée par les jeunes gens, mise de côté, on s’apprêtait à les entourer comme des élus privilégiés.

L’église, décorée de branches vertes, ressemblait à un bocage. La place serait jonchée de même, et sur des sollicitations pressantes, le curé avait dû promettre de prononcer, à cette occasion, un panégyrique de la Sainte.