Avec tout ce qui lui restait de l’habitude d’être obéie, d’ardeur pressante, de prières, de mots qu’elle put articuler, elle désignait la châsse, l’église de Panazol, le saint homme qui la dirigeait et suppliait le moine en pleurant de faire vite et en secret.
Les paroles de la mourante, mêlées de divagations, de réminiscences, de hoquets, étaient malaisées à saisir, le bon religieux d’esprit simple, l’entrée du sire de Rochechouart fort redoutée de part et d’autre.
Le moine comprit à sa façon, enleva le coffret de l’oratoire, le serra dans son manteau avec les papiers qui y étaient joints, et, déposant le tout à Panazol, donna à la main un autel au lieu de la sépulture demandée.
Les papiers, rangés avec d’autres, disparurent dans des archives et tout demeura dans l’état d’où le pauvre curé venait de le tirer inconsciemment pour sa plus douloureuse stupeur.
Déposée dans la chapelle vouée à sainte Modestine, la main en prit le nom bientôt.
Les prières faites là appelèrent les grâces qu’elles imploraient.
Ce fut à la châsse qu’on l’attribua, ne pouvant imaginer qu’un objet, tout à la fois si riche et si étrange, contînt quelque chose d’ordinaire. Et la dévotion s’établit.
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Des papiers épars sur la table, le pauvre curé faisait un tas.
Très tristement il songeait.