A la surprise générale, pendant la cérémonie du lendemain, le curé fut triste et songeur, obsédé d’une préoccupation qui se trahissait malgré lui, par un regard, toujours le même, jeté de côté.
Puis, quand, avant d’unir les mariés, le moment vint où devait se placer le panégyrique de la Sainte, à la surprise plus grande encore, il s’excusa en quelques mots, pendant que chacun s’accotait, pour un discours de longue durée.
Et s’adressant, sans transition, aux fiancés assis devant lui:
—En toute occasion, mes enfants, nous retrouvons, leur dit-il, dans la bouche de Notre Seigneur, une parole qu’il répétait, n’en connaissant pas sans doute qui lui parût meilleure à dire:
«Aimez, et ne vous inquiétez de rien d’autre.»
«Et de même, ce conseil d’amour saint Augustin, un très grand saint, l’a répété comme ceci:
«Aimez, et faites ce que vous voudrez.»
«C’est pourquoi je vous dis que vous avez choisi la bonne part, et que je m’en vais prier pour qu’elle vous soit laissée longtemps.»
Troisième possesseur du secret, après des siècles écoulés, le curé est mort à son tour.
Tout est resté dans le même état. Panazol a toujours sa châsse, et les miracles y abondent.