«Mais à qui m'en prendre?

«A M. Huysmans d'abord: à tout seigneur, tout honneur! A M. Huysmans, qui, dans son roman Là-Bas, et depuis la publication de ce livre, n'a cessé de se faire l'écho central de ces invraisemblables calomnies;—à M. Huysmans, qui a permis qu'on publiât les folles lettres où M. Boullan me désigne comme son persécuteur;—à M. Huysmans enfin, dont la rectification parue dans un journal du matin souligne en quelque sorte les calomnies qu'on lui prêtait à mon endroit, plutôt qu'elle ne les atténue.

«Donc à M. Huysmans tout d'abord. Puis ensuite, à M. Jules Bois, qui m'a pris à partie par trois fois dans le Gil Blas.

«En conséquence j'ai envoyé des témoins à ces deux derniers...»

Jules Bois riposta, toujours, dans le Gil Blas:

«M. Stanislas de Guaita, le chef de la Rose-Croix, répond enfin.

«Il se défend même et mal; je dirai plus, il s'accuse encore. Il s'empêtre dans les pièges qu'il tend et le magicien noir décrit en connaissance de cause ses propres maléfices; il se mire dans ses envoûtements...

«Mais quand il s'agit de se défendre de ce soupçon de satanisme, M. de Guaita recule et tente une diversion.

«Il change de terrain; il sort de la discussion; il quitte la plume et prend l'épée, dont il se croit plus sûr.

«Eh bien, je puis lui répondre hautement que si je l'ai attaqué de face, si je soutiens qu'il a poursuivi d'une haine implacable ce vieillard qui maintenant n'est plus, je serai devant lui, Stanislas de Guaita, sur le pré, avec la même audace.