Il se livrait aux rites secrets de l'incubat et du succubat qu'il qualifiait d'union de vie, enfin il s'adonnait aux pratiques de la sorcellerie et de la goétie la plus noire[11].

Note 11: [(retour) ]

On peut voir dans une brochure publiée par Papus en 1893 et intitulée Peut-on envouter? une photogravure représentant un Pacte d'envoûtement au XIXe siècle, avec ces mots d'explication: Reproduction photographique d'un document arraché à un sorcier contemporain: l'ex-abbé Boullan.

Il y avait de tout dans ses pratiques: du mysticisme délirant, de l'érotomanie, de la scatologie, du sadisme et du satanisme[12].

Note 12: [(retour) ]

Consulter à ce sujet dans le Serpent de la Genèse de St. de Guaita, le chapitre consacré aux «Modernes Avatars du Sorcier».

On conçoit qu'avec un tel informateur, Huysmans fut, en ses recherches sur le satanisme, documenté d'une manière à peu près complète.

Mais il s'en faut qu'il ait tout dit dans son livre. Nous savons qu'il possédait sur la religion à rebours des documents qu'il n'a jamais publiés. Ceux qu'il a donnés dans Là-Bas n'étaient, disait-il—comparés à ceux qui étaient restés en manuscrits dans sa bibliothèque—que des pistaches, des dragées, des flans à la crème, des béatilles, comme on dit en termes ecclésiastiques.

Peut-être les aurait-il un jour publiés, s'il ne s'était converti.

L'ordre surnaturel, qui ne lui était apparu que par le côté diabolique, devait se révéler à lui par le côté mystique, divin. Mais, jusqu'à la fin de sa vie, il fut hanté par le Satanisme. C'était un de ses principaux sujets de conversation.

Mme Myriam Harry a raconté, dans la Revue de Paris[13], une visite qu'elle fit à Huysmans en décembre 1902: «La conversation ayant dévié, écrit-elle, il entama un de ses thèmes favoris, celui du Satanisme, des incubes et des succubes. Il parlait de ces êtres mystérieux avec familiarité; il précisait comme s'il s'agissait de commensaux habituels.

Note 13: [(retour) ]

Revue de Paris, 15 mai 1908.