[175]Voir Lectures on Art, 62-65. Le passage cité plus haut de The Two Paths a plutôt trait à la sculpture.—(Note du Traducteur.)
[176]Plus exactement: de l'architecture française, du moins à l'endroit cité: Dictionnaire de l'architecture, vol. I, p. 71. Mais à l'article Cathédrale, elle est appelée (vol. II, p. 330) l'église ogivale par excellence.—(Note de l'Auteur.)
Ruskin fait ici une confusion. Au volume I (p. 71), Viollet-le-Duc appelle Parthénon de l'architecture française, non pas la cathédrale d'Amiens, mais le chœur de Beauvais.—(Note du Traducteur.)
[177]Voir le développement de ces idées dans Miscelleanous de Walter Pater (article sur «Notre-Dame d'Amiens»). Je ne sais pourquoi le nom de Ruskin n'y est pas cité une fois.—(Note du Traducteur.)
[178]C'était un principe universellement reçu par les architectes français des grandes époques d'employer les pierres de leurs carrières telles qu'elles gisaient dans leur lit; si les gisements étaient épais, les pierres étaient employées dans leur pleine épaisseur, s'ils étaient minces dans leur minceur inévitable et ajustées avec une merveilleuse entente de leurs lignes de poussée, de leur centre de gravité. Les blocs naturels n'étaient jamais sciés, mais seulement ébousinés (*) pour s'adapter exactement, toute la force native et la cristallisation de la pierre étant ainsi gardée intacte—«ne dédoublant jamais une pierre. Cette méthode est excellente, elle conserve à la pierre toute sa force naturelle, tous ses moyens de résistance» (Voyez M. Viollet-le-Duc, article Construction (Matériaux), vol. IV, p. 129). Il ajoute le fait très à remarquer que, aujourd'hui encore, il y a en France soixante-dix départements dans lesquels l'usage de la scie au grès est inconnu (**).—(Note de l'Auteur.)
Sur les pierres employées dans le sens de leur lit ou en délit, voir Ruskin, Val d'Arno, chap. VII, § 169. Au fond, pour Ruskin qui n'établit pas de ligne de démarcation entre la nature et l'art, entre l'art et la science, une pierre brute est déjà un document scientifique, c'est-à-dire à ses yeux, une œuvre d'art qu'il ne faut pas mutiler. «En eux est écrite une histoire et dans leurs veines et leurs zones, et leurs lignes brisées, leurs couleurs écrivent les légendes diverses toujours exactes des anciens régimes politiques du royaume des montagnes auxquelles ces marbres ont appartenu, de ses infirmités et de ses énergies, de ses convulsions et de ses consolidations depuis le commencement des temps»: Stones of Venice, III, I, 42, cité par M. de la Sizeranne).—(Note du Traducteur.)
(*) Ébousiner une pierre, c'est enlever sur ses deux lits les portions du calcaire qui ont précédé ou suivi la complète formation géologique, c'est enlever les parties susceptibles de se décomposer (Viollet-le-Duc).—(Note du Traducteur.)
(**) Et Viollet-le-Duc assure que ce sont ceux où l'on construit le mieux.—Note du Traducteur.)
[179]Psaume XI, 4.—(Note du Traducteur.)
[180]Saint Matthieu, XVIII, 20.—(Note du Traducteur.)