[86]Allusion à Michée, IV, 8.—(Note du Traducteur.)

[87]Voyez, d'une manière générale, toutes les descriptions que Carlyle a eu occasion de donner de la terre prussienne et polonaise, ou de l'extrémité des rivages de la Baltique.—(Note de l'Auteur.)

[88]Gigantesque—et pas encore fossile! Voyez la note de Gibbon sur la mort de Théodebert: «le roi pointa sa lance—le taureau renversa un arbre sur sa tête—il mourut le même jour» (VII, 255). La corne d'Uri et son bouclier surmonté des hauts panaches du casque allemand attestent la terreur qu'inspiraient ces troupeaux d'aurochs.—(Note de l'Auteur.)

[89]Claudius, Aurélien, Probus, Constantius; et après le partage de l'empire, à l'est Justinien. «L'empereur Justinien était né d'une obscure race de barbares, les habitants d'un pays sauvage et désolé, auquel les noms de Dardanie, de Dacie, et de Bulgarie ont été successivement appliqués. Les noms de ces paysans Dardaniens sont goths, et presque anglais, Justinien est une traduction de Uprauder (upright); son père Sabatius (en langue greco-barbare, Stipes) était appelé dans son village «Istock» (Stock). (Gibbon, commencement du chap. XI et note.)—(Note de l'Auteur.)

[90]Personnage de l'Antiquaire.—(Note du Traducteur.)

[91]Voir le Childe Harold de Byron.—(Note du Traducteur.)

[92]Sur le confluent du Teess et de la Greta, voir les pages de Modern Painters où sont cités les vers de Walter Scott (Modern Painters, III, IV, 16, § 36 et 37. Sur la Greta par Turner, voir Lectures on art, § 170).—(Note du Traducteur.)

[93]Gibbon serre le sujet de plus près dans une phrase de son XXIIe chapitre: «Les guerriers indépendants de Germanie qui considéraient la sincérité comme la plus noble de leurs vertus et la liberté comme le plus précieux de leurs biens.» Il parle spécialement de la tribu franque des Attuarii contre laquelle l'empereur Julien eut à refortifier le Rhin de Clèves à Bâle. Mais les premières lettres de l'empereur Jovien, après la mort de Julien «déléguaient le commandement militaire de la Gaule et de l'Illyrie (quel vaste commandement c'était, nous le verrons plus tard) à Malarich, un brave et fidèle officier de la nation des Francs»; et ils restent les loyaux alliés de Rome dans sa dernière lutte avec Alaric. Apparemment, pour le plaisir seul de varier d'une façon captivante sa manière de dire et, en tout cas, sans donner à entendre qu'il y eut une cause quelconque à un si grand changement dans le caractère national, nous voyons M. Gibbon, dans son volume suivant, adopter tout à coup les épithètes abusives de Procope et appeler les Francs «une nation légère et perfide» (VII, 251). Les seuls motifs discernables de cette définition inattendue sont qu'ils refusent de vendre leur amitié ou leur alliance à Rome et Ravenne; et que dans son invasion d'Italie le petit-fils de Clovis n'envoya pas préalablement l'avis direct de la route qu'il se proposait de suivre, ni même ne signifia entièrement ses intentions avant qu'il ne se fût assuré du Pô à Pavie; dévoilant son plan ensuite avec une clarté suffisante, en «attaquant presque au même instant les camps hostiles des Goths et des Romains qui, au lieu d'unir leurs armes, fuirent avec une égale précipitation».—(Note de l'Auteur.)

[94]Pour illustrer en détail ce mot, voyez «Val d'Arno», Cours VIII; Fors Clavigera, lettres XLVI, 231, LXXVII, 137;—et Chaucer, le Roman de la rose (1212). À côté de lui (le chevalier Arthur) «dansait dame Franchise». Les vers anglais sont cités et commentés dans le premier cours de Ariadne Florentina (§ 26); je donne ici le français:

«Après tous ceulx estait Franchise
Que ne fut ne brune ne bise
Ains fut comme la neige blanche
Courtoyse estait, joyeuse, et franche
Le nez avait long et tretis
Yeulx vers, riants; sourcils faitis,
Les cheveulx eut très blons et longs
Simple fut comme les coulons
Le cœur eut doux et débonnaire.
Elle n'osait dire ni faire
Nulle riens que faire ne deust
Et j'espère que mes lectrices ne confondront plus Franchise
avec Liberté.