(Note de l'Auteur.)
[95]Leur première mauvaise exultation, en Alsace, avait été provoquée par les Romains eux-mêmes (ou du moins par Constantin dans sa jalousie de Julien) qui y avaient employé «présents et promesses, l'espoir du butin et la concession perpétuelle de tous les territoires qu'ils seraient capables de conquérir» (Gibbon, chap. IX, 3-208). Chez tout autre historien que Gibbon (qui n'a réellement aucune opinion arrêtée sur aucun caractère ni sur aucune question, mais s'en tient au truisme général que les pires hommes agissent quelquefois bien, et les meilleurs souvent mal, loue quand il a besoin d'arrondir une phrase et blâme quand il ne peut pas, sans cela, en terminer une autre),—nous aurions été surpris d'entendre dire de la nation «qui mérita, prit et garde le nom honorable d'hommes libres», que «ces voleurs indisciplinés traitaient comme leurs ennemis naturels tous les sujets de l'empire possédant une propriété qu'ils désiraient acquérir». La première campagne de Julien qui rejette les Francs et les Allemands au-delà du Rhin, mais accorde aux Francs Saliens, sous serment solennel, les territoires situés dans les Pays-Bas, sera retracée une autre fois.—(Note de l'Auteur.)
[96]Il s'agit pourtant de Ronsard.—(Note du Traducteur.)
[97]«Encounters, en quartiers».
[98]C'est, pour Ruskin, la caractéristique des mauvais écrivains Cf. «N'ayez jamais la pensée que Milton emploie ces épithètes pour remplir son vers, comme ferait un écrivain vide. Il a besoin de toutes, et de pas une de plus que celles-ci.» (Sesame and Liles, of Kings Treasuries, 21). Voir également plus loin.—(Note du Traducteur.)
[99]Allusion à l'Épître aux Éphésiens: «Ayez à vos reins la vérité pour ceinture» (Saint Paul, Épître aux Éphésiens, VI, 14). Saint Paul ne fait, d'ailleurs, ici, que reprendre une image d'Isaïe. «Et la justice sera la ceinture de ses reins» (Isaïe, XI, 5). Voir aussi saint Pierre: «Venez donc, ayant ceint les reins de votre esprit.» (Ier Épître, I, 13.)—(Note du Traducteur.)
[100]Cf. Val d'Arno à propos d'une statue de la cathédrale de Chartres et d'une peinture de l'abbaye de Westminster: «À Chartres et à Westminster... le plus haut rang a pour signe distinctif la chevelure flottante, etc. Si vous ne savez pas lire ces symboles vous n'avez plus devant vous qu'une figure raide et sans intérêt» (Val d'Arno, VIII, 212). Il y a là, d'ailleurs, bien d'autres choses que cela—et qu'on peut aimer sans savoir lire ces symboles—dans ces statues de Chartres. Et Ruskin l'a lui-même montré dans des pages admirables (les Deux sentiers, I, 33 et suivants) que j'ai citées plus loin, pages 260, 261 et 262, en note.—(Note du Traducteur.)
[101]On entrera plus avant dans la pensée de cette phrase en la rapprochant de la fin du IIe chapitre des Sept Lampes de l'architecture (Lampe de vérité, p. 139 de la traduction Elwall): «L'architecture du moyen âge s'écroula parce qu'elle avait perdu sa puissance et perdu toute force de résistance, en manquant à ses propres lois, en sacrifiant une seule vérité. Il nous est bon de nous le rappeler en foulant l'emplacement nu de ses fondations et en trébuchant sur ces pierres éparses. Ces squelettes brisés de murs troués où mugissent et murmurent nos brises de mer, les jonchant morceau par morceau et ossement par ossement, le long des mornes promontoires, sur lesquels jadis les maisons de la Prière tenaient lieu de phares,—ces voûtes grises et ces paisibles nefs sous lesquelles les brebis de nos vallées paissent et se reposent dans l'herbe qui a enseveli les autels—ces morceaux informes, qui ne sont point de la terre, qui bombent nos champs d'étranges talus émaillés, ou arrêtent le cours de nos torrents de pierres qui ne sont pas à eux, réclament de nous d'autres pensées que celles qui déploreraient la rage qui les dévasta ou la peur qui les délaissa. Ce ne fut ni le bandit, ni le fanatique, ni le blasphémateur qui mirent là le sceau à leur œuvre de destruction; guerre, courroux, terreur auraient pu se déchaîner et les puissantes murailles se seraient de nouveau dressées et les légères colonnes se seraient élancées de nouveau de dessous la main du destructeur. Mais elles ne pouvaient surgir des ruines de leur propre vérité violée.»—(Note du Traducteur.)
[102]«Ne laissez pas le soleil se coucher sur votre colère» (saint Paul, Épître aux Éphésiens, IV, 26).—(Note du Traducteur.)
[103]Lire comme exemple l'article de M. Plinsoll sur les mines de charbon.—(Note de l'Auteur.)