(Églogues, IV, 22.)
(Note du Traducteur.)
[170]« On ne nuira point, et on ne fera aucun dommage à personne dans toute la montagne de ma Sainteté» (Isaïe, XI, 9).—(Note du Traducteur.)
[171]«Pour ce qui est de ce jour et de cette heure, personne ne le sait.» (Saint-Mathieu, XXIV, 36).—(Note du Traducteur.)
[172]Voir la même idée dans Renan, Vie de Jésus, et notamment pages 201 et 295. Renan prétend que cette idée est exprimée par Jésus et s'appuie sur saint Matthieu, VI, 10, 33;—saint Marc, XII, 34;—saint Luc, XI, 2; XII, 31; XVII, 20, 21. Mais les textes sont bien vagues, excepté peut-être saint Marc, XII, 34, et saint Luc, XVII, 21.—(Note du Traducteur.)
[173]Cf. Bossuet, Élévations sur les mystères, IV, 8: «Contenons les vives saillies de nos pensées vagabondes, par ce moyen nous commanderons en quelque sorte aux oiseaux du ciel. Empêchons nos pensées de ramper comme font les reptiles sur la terre... Ce sera dompter des lions que d'assujettir notre impétueuse colère.»—(Note du Traducteur.)
CHAPITRE IV
[INTERPRÉTATIONS]
1. C'est un privilège reconnu à tout sacristain qui aime sa cathédrale, de déprécier par comparaison toutes les cathédrales de son pays qui y ressemblent, et tous les édifices du globe qui en diffèrent. Mais j'aime un trop grand nombre de cathédrales, quoique je n'aie jamais eu le bonheur de devenir sacristain d'aucune, pour me permettre l'exercice facile et traditionnel du privilège en question, et je préfère vous prouver ma sincérité et vous faire connaître mon opinion dès le début, en confessant que la cathédrale d'Amiens n'a pas à tirer vanité de ses tours, que sa flèche centrale[174] est simplement le joli caprice d'un charpentier de village, que son ensemble architectural est, en noblesse, inférieur à Chartres[175], en sublimité à Beauvais, en splendeur décorative à Reims, et à Bourges, pour la grâce des figures sculptées. Elle n'a rien qui ressemble aux jointoiements et aux moulures si habiles des arcades de Salisbury; rien de la puissance de Durham; elle ne possède ni les incrustations dédaliennes de Florence, ni l'éclat de fantaisie symbolique de Vérone. Et pourtant dans l'ensemble et plus que celles-ci, dépassée par elles en éclat et en puissance, la cathédrale d'Amiens mérite le nom qui lui est donné par M. Viollet-le-Duc, «le Parthénon de l'architecture gothique[176]».