Quelques momens après j’entendis que le batement d’aîles devenoit plus fort, & je m’aperçus que ma Boëte haussoit & baissoit continuellement. Il me sembla que l’Aigle (car je n’ay jamais pu m’ôter de l’esprit que ce n’en fut une qui tenoit l’anneau de ma Boëte dans son bec) étoit ataquée par quelque autre Oiseau, & un instant après je remarquai que je tombois perpendiculairement, mais avec une si prodigieuse rapidité que j’en fus presque hors d’haleine. Ma chute avoit environ duré une Minute, quand ma Boëte parvint à la surface de la Mer, & fit en y tombant un bruit aussi grand que celui de la cataracte de Niagara; après quoi je fus dans l’obscurité pendant une autre minute, & puis ma Boëte commença à remonter assez pour que je pusse voir de la lumiére vers le haut de mes fenêtres. Je m’aperçus alors que j’étois tombé dans la Mer. Ma Boëte, par la pesanteur de mon Corps, aussi bien que par celle des Meubles qu’elle renfermoit, & des plaques de fer atachées aux quatre coins en haut & en bas pour rendre le batiment plus fort, flotoit enfoncée de cinq pieds dans l’Eau. Je m’imaginai alors, comme à present, que l’Aigle en s’envolant avec ma Boëte, avoit été poursuivie par deux ou trois autres Oiseaux de la même ou d’une diferente espèce, & que pendant qu’elle se defendoit contr’eux, qui aparemment vouloient avoir leur part de la proye, elle avoit été forcée de me laisser tomber. Les plaques de fer atachées au plancher inferieur de la Boëte (car celles-ci étoient les plus fortes) avoient conservé la Balance pendant qu’elle tomboit, & empêché que le choc de l’eau ne la mit en pièces. D’ailleurs elle étoit si bien fermée de tous côtez qu’il n’y entra que très-peu d’eau. Ce ne fut pas sans peine que je sortis de mon Estrapontin, après avoir eu auparavant la précaution de faire entrer un peu d’Air frais, dont j’avois grand besoin, par l’ouverture qui avoit été faite au haut de mon Cabinet dans ce dessein.
Combien de fois ne souhaitai-je pas alors d’être avec ma chére Glumdalclitch, dont une seule heure m’avoit si fort éloigné! Et je puis dire avec verité, qu’au milieu de mes propres malheurs, je ne pus m’empêcher de plaindre ma pauvre Nourice, & d’être sensible aux maux que ma perte alloit probablement lui atirer. Il y a peut-être peu de Voyageurs qui se soient trouvez dans des conjonctures aussi tristes que celle où j’étois, atendant à tout moment à voir ma Boëte mise en pieces, ou engloutie par les ondes. Il n’y avoit plus de ressource pour moi, si un seul carreau de vitre étoit venu à se casser. Je vis l’eau qui entroit par plusieurs petites crevasses que je tachai de boucher le mieux qu’il m’étoit possible, & j’eus le bonheur d’en venir à bout. Cependant mon état étoit bien déplorable: ma Boëte ne pouvoit manquer d’aler tôt ou tard à fond; & quand même elle n’auroit pas couru ce risque, le froid & la faim m’auroient infailliblement causé la mort. Je fus quatre heures dans ces tristes circonstances, atendant & à la lettre souhaitant que chaque moment fut le dernier de ma vie.
J’ai déja informé mes Lecteurs, qu’il y avoit deux fortes gaches atachées au côté de ma Boëte où il n’y avoit pas de Fenêtre, dans lesquelles celui qui me portoit en allant à cheval, avoit soin de passer un ceinturon de cuir qu’il se boucloit ensuite autour du milieu. Pendant que j’étois dans ce deplorable état, j’entendis, ou du moins je crus entendre quelque bruit vers le côté de ma Boëte auquel les gaches étoient atachées, & un instant apres je m’imaginai que ma Boëte étoit tirée sur la superficie de la Mer; car de tems en tems je sentois que les Flots batoient mes fenêtres de la même maniére que quand un Vaisseau fend les ondes. Je fus frapé alors d’un rayon d’Espoir, quoique je ne conçusse pas encore la possibilité d’échaper. Je defis les vis qui atachoient une de mes chaises à terre, & fis ensuite de mon mieux pour faire tenir cette chaise justement au dessous de la petite planche que je venois d’ouvrir; après quoi je montai dessus, & après avoir aproché ma bouche du trou le plus près qu’il me fut possible, je me mis à crier à l’aide à haute voix, & dans toutes les Langues que je savois. J’atachai ensuite mon mouchoir à un Bâton que je portois d’ordinaire, & après avoir fouré le mouchoir par le trou, je le tournai & le fis voltiger plusieurs fois en l’air, afin qu’en cas que quelque Vaisseau ou quelque Chaloupe fussent près de là, les Matelots passent deviner que quelque infortuné Mortel étoit enfermé dans cette Boëte.
Tous mes cris & tous mes signaux ne furent à ce qu’il me paroissoit ni vus ni entendus, mais je m’aperçus clairement que ma Boëte continuoit à être tirée. Une heure après, ce côté de ma Boëte où les gaches étoient atachées, & où il n’y avoit point de Fenêtre, donna contre quelque chose de dur. Je craignis que ce ne fut un Rocher, & je me trouvai plus secoüé qu’auparavant. J’entendis distinctement au dessus de ma Boëte un bruit assez semblable à celui que fait un Cable qu’on tire à travers un Anneau. Je vis alors que ma Boëte montoit insensiblement, & qu’elle étoit de trois pieds plus haute qu’auparavant avant que de s’arrêter. Sur quoi je recommençai sur nouveaux fraix à crier au secours, & à faire voltiger mon Mouchoir; un cri, que plusieurs voix mêlées ensemble rendoit confus, me servit de reponse, & me causa un Transport de joye qui ne peut être conçu que par ceux qui l’ont éprouvé. Un moment après j’entendis marcher sur ma tête, & quelqu’un criant par le trou à haute voix en Anglois, s’il y a quelques uns en bas, qu’ils parlent. Je repondis que j’étois un Anglois, que sa mauvaise fortune avoit mis dans la situation la plus afreuse où jamais homme eut été, & que je priois, par tout ce qui est capable d’émouvoir, de me tirer de la prison où j’étois. La voix repliqua que je n’avois rien à craindre, puisque ma Boëte étoit atachée à leur Vaisseau; & que le Charpentier viendroit incontinent pour faire au dessus de ma Boëte un trou qui fut assez grand pour me tirer dehors. Je repondis, que cela étoit inutile & demanderoit beaucoup de tems: qu’il valoit bien mieux que quelcun de l’Equipage mit un doigt dans l’anneau, & tirât ainsi ma Boëte de la Mer, pour la mettre ensuite dans la Cabane du Capitaine. Quelques uns de ceux qui m’entendirent tenir ce langage, crurent que j’avois perdu l’esprit; d’autres n’en firent que rire; car j’avoüe à ma honte que je ne faisois pas atention que j’étois à present parmi des hommes de ma force & de ma taille. Le Charpentier vint, & fit en peu de minutes une Ouverture de quatre pieds en quarré, puis y fit passer une petite Echelle, sur laquelle je montai pour me rendre dans le Vaisseau.
Tout l’Equipage étoit dans le dernier Etonnement, & me faisoit mille questions, auxquelles je n’avois aucune envie de repondre. Je ne fus pas moins étonné de mon côté de voir tant de pigmées: car ils me paroissoient tels, pour avoir été si long tems acoutumé à ne voir que des objets monstrueux. Mais le Capitaine, nommé Thomas Wilcolks, qui étoit un Homme genereux & obligeant, remarquant que j’alois tomber en foiblesse, me prit dans sa Cabane, me donna un cordial pour m’empêcher de m’évanouir, & me fit coucher sur son propre lit, afin que je prisse un peu de repos, dont certes j’avois grand besoin. Avant que de me mettre au Lit, je lui donnai à connoître que j’avois quelques nipes dans ma Boëte que je serois faché de perdre; entr’autres un bon Estrapontin, un assez joli lit de camp, deux chaises, une table, & un Cabinet. Que ma Boëte étoit matelassée de tous côtez de soye & de coton, & que s’il vouloit la faire aporter par quelqu’un de l’Equipage dans sa Cabane, je lui montrerois ce que je lui venois de nommer, & quelques autres choses encore. Le Capitaine m’entendant proferer ces absurditez crut que je revois. Cependant (à ce que je m’imagine pour me tranquiliser) il me promit d’y donner ordre, & s’étant rendu sur le Tillac, il fit décendre quelques uns de ses gens dans ma Boëte, dont, (comme je le trouvai depuis) ils tirérent tout ce qu’il y avoit de bon; mais les chaises & le Cabinet étant atachez avec des vis au plancher, furent beaucoup endommagées par l’ignorance des Matelots, qui voulurent les enlever à force de bras. Quand ils ne virent plus rien qui leur valut la peine d’être pris, ils jettérent à la Mer ma Boëte, qui étant ouverte en plusieurs endroits, ne tarda guères à aller à fond. Et, pour dire le vrai, je fus bien aise dans la suite de n’avoir pas été temoin de ce spectacle, qui m’auroit rapellé le souvenir le plus triste & le plus acablant.
Je dormis quelques heures, mais d’un sommeil troublé à chaque instant par la pensée du lieu que j’avois quité, & des Dangers auxquels je venois d’échaper. Neanmoins, je me trouvai un peu mieux à mon reveil. Il étoit alors environ huit heures du soir, & peu après le Capitaine ordonna qu’on servit le souper, croyant que j’avois déjà jeuné assez long-tems. Il m’entretint avec beaucoup de douceur, & quand nous fumes seuls, il me pria de lui faire la Relation de mes Voyages, & de lui raconter par quel accident je m’étois trouvé dans cette énorme Machine de bois. Il me dit, qu’environ à midi, regardant par sa Lunette d’aproche, il avoit vu ma Boëte, & que croyant que c’étoit un Vaisseau, il avoit formé le dessein de tacher de le joindre, dans l’esperance d’en acheter quelques Biscuits dont on commençoit à manquer à son Bord. Qu’en aprochant, il avoit remarqué son Erreur, & envoyé la Chaloupe pour voir ce que c’étoit qui flotoit sur l’Eau. Que ses gens étoient revenus fort effrayez, jurants, qu’ils avoient vu une Maison flotante. Que s’étant moqué de leur folie, il s’étoit lui-même mis dans la Chaloupe, après avoir donné ordre auparavant à ses gens de prendre un fort Cable avec eux. Que le tems étant calme, à l’aide des rames il avoit plusieurs fois fait le tour de ma Boëte, & consideré mes Fenêtres. Qu’il avoit decouvert deux gaches à un côté, qui étoit tout de planches, sans aucune ouverture pour donner passage à la lumiere. Qu’il avoit commandé alors à ses Matelots d’aprocher avec la Chaloupe de ce côté, d’atacher le Cable à une des gaches, & puis de tirer la Caisse (c’est le nom qu’il lui donnoit) jusqu’au Vaisseau. Quand cela fut fait, il ordonna qu’on atachât un autre Cable à l’Anneau qui étoit ataché au dessus de ma Boëte, & qu’on la haussat, avec des poulies, ce que tous les gens du Vaisseau ne purent faire au delà de deux ou trois pieds. Il me dit qu’il avoit bien vu mon baton & mon mouchoir, & qu’il en avoit conclu que quelque malheureux étoit enfermé dans cette étrange maniére de Prison. Je demandai si lui ou quelqu’un de l’Equipage avoit vu quelques Oiseaux d’une grandeur prodigieuse dans l’Air, vers le tems qu’il m’avoit découvert la premiere fois. Sa reponse fut, que parlant sur ce sujet avec ses Matelots pendant que je dormois, un d’eux lui dit avoir observé trois Aigles volant vers le Nord, mais qu’il n’avoit pas remarqué qu’elles fussent plus grandes que les Aigles ordinaires, ce que j’atribuë à la prodigieuse hauteur à laquelle elles étoient: & il ne put pas deviner la raison qui m’avoit porté à faire cette Question. Je demandai alors au Capitaine à quelle distance il croyoit être de terre; il dit qu’à son avis nous en étions au moins à une centaine de lieuës. Je lui protestai, qu’il se trompoit tout au moins de la moitié, puis qu’il n’y avoit que deux heures que j’avois quité le pays dont je venois quand je tombai dans la Mer. Cette reponse lui fit croire de nouveau que j’avois l’esprit egaré, ce qu’il fit assez connoitre en me disant de m’aller coucher dans une Cabane qu’il m’avoit fait preparer. Je l’assurai que sa conversation me faisoit plus de bien que le repos que je pourois prendre, & qu’au reste j’étois dans mon bon sens autant que je l’avois été de ma vie. Alors il prit son serieux, & me demanda en confidence si je n’avois pas l’esprit troublé par le remords de quelque crime affreux, dont j’avois été puni par l’ordre de quelque Prince, qui m’avoit fait renfermer dans une Caisse & jetter en mer, comme dans d’autres Pays on expose à la merci des Flots dans une petite Barque sans provisions des Criminels du premier ordre: Il ajouta que quoi qu’il fut faché que son Vaisseau eut servi d’Azile à un scelerat, il s’engageoit néanmoins à me mettre sain & sauf à terre dans le premier Port où nous arriverions. Ce qui augmentoit ses soupçons, poursuivoit-il, étoient de certains Discours absurdes que j’avois premiérement tenus aux Matelots, & ensuite à lui même, aussi bien que mon air hagard & ma contenante troublée.
Je le supliai d’avoir la patience de m’entendre conter mon Histoire, ce que je fis avec la plus exacte Fidelité depuis mon depart d’Angleterre jusqu’au moment qu’il m’avoit découvert. Et comme la Verité a toujours un certain pouvoir sur des Esprits raisonnables, je n’eus pas grand peine à persuader mon Capitaine, qui avoit quelque teinture de savoir & un sens droit, de ma candeur & de ma veracité. Mais pour le convaincre encore davantage, je le priai de donner ordre que mon Cabinet, dont j’avois la Clef dans ma poche, fut aporté, (car il m’avoit déjà notifié ce que les Matelots avoient fait de ma Boëte.) J’ouvris le Cabinet en sa presence, & lui montrai la petite colection de raretez que j’avois faite dans le pays dont je venois de sortir d’une maniére si miraculeuse. Je lui fis voir le peigne que j’avois fait des poils de la barbe du Roi; un grand nombre d’Eguilles & d’Epingles, dont les plus petites avoient un pied de longueur, & les plus grandes une demi verge; quelques peignures des cheveux de la Reine, & une bague d’or dont elle me fit un jour present de la maniere du monde la plus obligeante, la tirant de son petit doigt, & me la mettant en guise de colier autour du cou. Je sollicitai le Capitaine d’accepter cette Bague comme une foible marque de ma Reconnoissance, mais il ne voulut jamais y consentir. Enfin, pour ne laisser plus aucun doute sur le chapitre de ma veracité, je lui fis voir mes culotes qui étoient faites de la peau d’une seule souris.
Je ne pus lui rien faire accepter, sinon une dent d’un Laquais, que je vis qu’il examinoit avec beaucoup de curiosité, & dont il me paroissoit avoir grande envie. Il la reçut avec des remerciemens qui n’étoient nullement proportionnez à la petitesse du present. Cette Dent, qui n’étoit pas le moins du monde gâtée, avoit apartenu à un Valet de pied de Glumdalclitch, auquel un Chirurgien étourdi l’avoit arrachée au lieu d’une autre qui lui faisoit mal: Je la demandai pour la conserver dans mon Cabinet. Elle avoit environ un pied de longueur & quatre pouces de diamétre.
Le Capitaine fut charmé du recit que je venois de lui faire, & dit, qu’il esperoit que je ne manquerois pas d’en faire part au Public, lorsque je serois arrivé en Angleterre. Je repondis, que le nombre des Voyages qu’on avoit imprimez n’étoit déjà que trop grand, qu’à cet égard il faloit, ou garder le silence, ou avoir quelque chose d’extraordinaire à raconter; sans imiter pourtant ces Auteurs, qui fourent du merveilleux dans leurs écrits aux depens de la verité. Que mon Histoire ne contiendroit que des Evenemens ordinaires, sans avoir aucun de ces Ornemens que prête la Description des Plantes, des Arbres, des Oiseaux & des Bêtes feroces, ou bien celle des Coutumes barbares & du Culte idolatre de quelque Peuple sauvage: Ornemens dont aucun livre de Voyages ne manquoit. Que cependant je lui étois fort obligé de la bonne opinion qu’il temoignoit avoir, & que je songerois à ce qu’il venoit de me dire.
Il me marqua être fort étonné de m’entendre parler si haut, demandant si le Roi ou la Reine de ce pays étoient durs d’Oreilles. Je lui dis qu’il y avoit déjà plus de deux ans que j’étois acoutumé à ce Ton, & que j’étois aussi surpris de l’entendre parler si bas, qu’il pouvoit l’être de ce que je criois si haut. Que pendant le tems que j’avois passé dans ce pays, quand j’avois voulu parler à quelqu’un, j’avois été obligé de hausser autant la voix, qu’un homme qui étant dans la Ruë auroit voulu se faire entendre d’un autre placé au haut d’un Clocher; excepté pourtant lorsque j’étois sur une Table, ou que quelqu’un me tenoit dans sa main. Je lui dis une autre chose que j’avois remarquée, assavoir, que dans le tems que je ne faisois que d’entrer dans son Vaisseau, & que tous les Matelots étoient autour de moi, ils me parurent les plus petites Créatures que j’eusse jamais vuës: Que cela étoit si vrai, que dans je Royaume dont je sortois, je n’avois jamais osé me regarder dans un miroir, parce que, acoutumé que j’étois à voir de si prodigieux objets, le sentiment de ma petitesse m’auroit trop mortifié. Le Capitaine me dit, que pendant que nous soupions, il avoit remarqué que je regardois chaque chose avec une espèce d’étonnement, & que plusieurs fois j’avois paru être sur le point d’éclater de rire, ce qu’il avoit atribué au desordre de mon Cerveau. Je lui repondis, qu’il étoit vrai, & que ma surprise venoit de l’infinie petitesse de tout ce que je voyois; & là dessus je me mis à faire une description de tout ce qui avoit paru sur sa table, telle que l’auroit faite un habitant de Brobdingnag, s’il avoit été à ma place. Mon homme se mit à rire, & pour me faire mieux sentir le ridicule de ce que je venois de dire, me protesta, que du meilleur de son cœur il auroit donné cent Guinées d’avoir vu l’Aigle tenant ma Boëte dans son bec, & la laissant ensuite tomber dans la mer: Qu’il étoit bien dommage que personne n’eut été temoin oculaire d’un fait si singulier, & dont la description meritoit si fort d’être transmise à la posterité la plus reculée: Après cette Raillerie vint la comparaison de Phaëton, qui étoit trop naturelle pour qu’il me l’épargnat.