—Sais-tu pourquoi Elias est grand pour l’alférez et ordinaire pour le curé? demanda pensif le tagal au visaya.

—Non.

—C’est parce que, quand ils l’ont vu, l’alférez était enfoncé dans la mare, tandis que le curé était debout.

—C’est vrai! s’écria le visaya; tu as du talent..... comment se fait-il que tu sois garde civil?

—Je ne l’ai pas toujours été; autrefois j’étais contrebandier! répondit le tagal avec jactance.

Mais une autre ombre attira leur attention. Ils l’arrêtèrent d’un qui vive? et l’amenèrent aussi à la lumière. Cette fois, c’était Elias lui-même qui se présentait.

—Où vas-tu?

—Je poursuis, señor, un homme qui a battu et menacé de tuer mon frère; il a une cicatrice à la figure et s’appelle Elias...

—Ha? s’écrièrent à la fois les deux gardes, et ils se regardèrent épouvantés, puis se mirent à courir dans la direction de l’église, du côté où, quelques minutes auparavant, José avait disparu.