[99] Procès d’Estienne Dolet, Techener, 1836, p. 7.

[100] Voir encore, à ce propos, la dédicace du De Moribus in mensa servandis, qui lui est adressée par Guillaume Durand, l’éditeur. Ce dernier le complimente sur la beauté de ses caractères et le choix des ouvrages qu’il reproduisait à l’aide de ses presses.

[101] L’épître liminaire du traducteur nous offre, dans un de ses passages, cette énumération curieuse des poëtes français contemporains:

«La composition latine de Dolet meritoit trop plus excellent traducteur que moy; comme pourroit estre ung Maurice Sceve (petit homme en stature, mais du tout grand en sçavoir et composition vulgaire), ung seigneur de Sainct-Ambroise (chef des poëtes françois), ung Heroët, dict la Maison-Neufve (heureux illustrateur du hault sens de Platon), ung Brodeau aisné et puisné (tous deux honneur singulier de nostre langue), un Sainct-Gelais (divin esprit en toute composition), ung Salel (poëte aultant plus excellent que peu congneu entre les vulgaires), ung Clement Marot (esmerveillable en doulceur de poésie), ung Charles Fontaine (jeune homme de grande esperance), ung petit Moyne de Vendosme (sçavant et eloquent, contre le naturel et coustume des moynes), ou quelques aultres, etc.»

[102] Marot, en 1536, s’était déjà servi de cette expression bizarre, dans un opuscule intitulé: Avant-Naissance du troisième enfant de Mme la duchesse de Ferrare. Voy. l’édit. in-4o de ses Œuvres, par Lenglet-Dufresnoy, t. I, p. 189.

[103] Le rhythme de cette pièce est curieux; je crois même, sauf erreur, qu’il ne manque pas d’une certaine grâce. On le rencontre deux ou trois fois dans Marot. Dolet, à son tour, en a fait usage dans le Cantique au Roy que je citerai tout à l’heure, et dans un autre Cantique qu’il composa, prisonnier à la Conciergerie, sur sa désolation et sa consolation. (V. plus loin, [ch. XV]). D’où je concluerais assez volontiers qu’il est lui-même l’auteur des vers à l’occasion desquels j’écris cette note, et peut-être de toute la traduction française de son Genethliacum. Il a beau l’attribuer à ung sien amy; j’y retrouve à chaque instant, et d’une manière trop évidente, son style habituel en fait de poésie française, ses procédés ordinaires de versification, et jusqu’à ses rhythmes favoris.

[104] Carm., I, 4.

[105] Carm., I, 5.

[106] Carm., I, 17.