Il avait alors, jour pour jour, trente-sept ans accomplis.
Ce drame épouvantable eut un profond retentissement dans le seizième siècle. Un poëte contemporain, qui malheureusement est resté anonyme, fit au pauvre Estienne l’épitaphe suivante, rapportée par le Laboureur:
Mort est Dolet, et par feu consumé...
Oh! quel malheur! oh! que la perte est grande!
Mais quoy! en France on a accoustumé
Tousjours donner à tel sainct telle offrande.
«Brief, mourir fault; car l’esprit ne demande
Qu’yssir du corps, et tost estre deslivre,
Pour en repos ailleurs s’en aller vivre.»
C’est ce qu’il dist, sur le point de brusler,