Non sua prospexit fata futura miser;

Debuit insequier Christum, nec vivere fato

Atheus, et rapidis inde perire focis.

«Ce Dolet qui naguère nous a retracé les Destins de François Ier, n’a pas prévu, le malheureux! son propre destin; il aurait dû suivre la trace du Christ et ne pas vivre en athée, destiné à périr dans un foyer dévorant.»

André Frusius, autre plaisant en us de la même époque, s’avisa (p. 40 de ses Epigrammes) de jouer en ces termes sur le nom de la victime, rapproché du verbe latin dolere, souffrir... C’est une terrible chose, que l’esprit des savants:

Mortales animas gaudebas dicere pridem;

Nunc immortales esse, Dolete, doles.

«Hier encore, tu soutenais avec joie que l’âme devait périr; tu vois maintenant qu’elle est immortelle... O Dolet, quelle douleur

Je lis dans les Mémoires de Michel de Castelnau, publiés par J. le Laboureur (Paris, Pierre Lamy, 1660, 2 vol. in-fol.), t. 1, p. 355 et 356:

«Philibert Babou, dit de la Bourdaisière, cardinal, successivement evesque d’Engoulesme et d’Auxerre, parle ainsi de nos premiers huguenots, en deux lettres originales du 23 may et du 13 juin, lesquelles je croy estre de l’année 1562, et qu’il escrivit de Rome à Bernardin Bochetel, evesque de Rennes, ambassadeur du roy auprès de l’empereur: