Rien de nouveau jusqu'au matin.
A cinq heures, nous nous mettons en route, et à huit heures nous nous engageons dans les dunes de sable décrites plus haut.
Vers neuf heures, une vive fusillade se fait entendre à l'avant-garde.
Mon capitaine fait sonner la halte, et, ne voyant personne venir de l'avant, il envoie un homme voir ce qui s'y passe.
Celui-ci revients quelques moments après. Sa mine effarée n'annonce rien qui vaille.
Il rend compte que les vingt-cinq hommes de la section franche sont aux prises avec d'innombrables cavaliers.
Le capitaine, inquiet, expédie des ordonnances partout pour avertir les divers groupes de se tenir prêts à repousser l'ennemi.
Il donne aussi l'ordre à un peloton de se porter au secours de l'avant-garde.
A peine a-t-il prescrit ces mesures, qu'une nuée de cavaliers couvre la dune sur notre droite et fond sur nous comme une trombe.
Le peloton qui se trouve en face a juste le temps de faire un feu de salve.