Combien de temps dura cette situation? je ne l'ai jamais su.

Je me rappelle cependant d'avoir soufflé quelques mots à mon compagnon qui répondit mezza voce. J'ajoutai, je crois, quelques autres observations, et le plus parfait silence s'ensuivit.

Ennuyé, je regardai le ciel bleu.

Les étoiles brillaient à travers les branches du chêne. Insensiblement elles se mirent à sautiller et bientôt se lancèrent dans une danse échevelée.

J'essaye de réagir contre cette hallucination. Les étoiles se tiennent calmes, et je me mets à les compter.

A ce propos, j'avertis le lecteur, pour son instruction personnelle, que cette occupation de compter les étoiles est assez difficile, et, quand il ira à la chasse à l'affût, je lui donnerai une recette qui lui permettra d'en compter beaucoup avant de s'endormir.

C'est ainsi que j'ai pu en additionner douze cent vingt-quatre, et cela à ma première expérience.

Et pas plus d'hyènes que dans le creux de la main.

Au moment où je pinçais la douze cent vingt-cinquième étoile, mes paupières devinrent par trop lourdes, et, voulant les reposer, je fermai les yeux et m'endormis.

Il est de tradition de toujours rêver dans ma famille. Aussi étais-je à peine endormi, que je ne manquai pas d'entreprendre le plus monstrueux des rêves.