Produits maritimes. — La seiche, la bêche de mer, la colle végétale et les varechs, se dirigent, en totalité, vers la Chine et Hong-Kong. Ce dernier port achète environ pour 2.000.000 de yen de seiche, et la Chine pour la même somme de varechs.

VII. — Le coton, sous tous ses aspects, est l’un des grands articles d’exportation du Japon, et c’est la Chine qui absorbe la presque totalité, sauf une partie pour Hong-Kong et la Corée. Filés, couvertures, flanelles, crêpes, imitation de Nankin, shirting gris, nappes et serviettes, tout se dirige vers le marché chinois ; ce dernier prend en général de 30 à 35.000.000 de yen de filés tous les ans, et de 3 à 4.000.000 de yen de shirting gris. Les serviettes genre éponge commencent à être fort appréciées des Chinois, d’autant plus que le prix en est réellement infime : ils arrivent à payer une serviette ordinaire 5 et 6 cents de piastre, c’est-à-dire environ 15 centimes.

Les principaux exportateurs de cotons sont les filatures suivantes :

Osaka Bosekiavec1.100ouvriers et4.500ouvrières.
Setsu— 1.300— 4.000— 
Osaka Godo— 1.000— 4.000— 
Fukushima— 450— 1.500— 
Nihon— 420— 2.000— 
Temma— 40— 205— 
Nagai— 300— 1.200— 
Odzu Hoseito— 180— 800— 
Kobayashi— 40— 110— 
Sakai— 200— 770— 
Kishiwada— 250— 1.100— 
Wakayama— 280— 1.500— 
Koriyama— 380— 900— 
Amagasaki— 270— 1.250— 

Toutes les filatures ci-dessus appartiennent à la région d’Osaka ; sur les 35.000.000 de yen d’exportation, elles figurent pour 28 à 29.000.000 de yen ; c’est-à-dire que le commerce du coton est concentré dans les deux villes de Kobé et d’Osaka et les régions voisines. Il est évident que les Japonais finiront par fournir entièrement le marché chinois du coton dont il a besoin. La proximité du pays, la main-d’œuvre très bon marché, les besoins moindres du Japonais, font que le coton européen, sous toutes ses formes, ne peut pas lutter ; évidemment le produit japonais est très inférieur, mais pour l’acheteur chinois la question n’est pas là : il lui faut du bon marché, même si la qualité n’est pas de premier ordre.

VIII. — A l’importation, le Japon demande d’abord le coton brut pour ses filatures.

Il vient de Chine pour une somme moyenne de 25 à 30.000.000 de yen (1904 = 30.678.242 de yen ; 1907 = 23.465.000 de yen) ;

Des Indes Britanniques, qui ont toujours occupé le premier rang pour l’importation de cet article au Japon, (sauf une éclipse en 1904), et qui ont fourni, ces dernières années : 1905 = 53.553.000 yen ; 1906 = 41.383.000 yen ; 1907 = 57.574.000 yen ;

Des États-Unis, qui importent pour une valeur de 28 à 30.000.000 de yen ;

De l’Égypte qui est stationnaire et fournit de 3 à 4.000.000 de yen.