XI. — Voici, pour l’année 1907, la dernière dont les résultats aient paru, les chiffres d’exportation et d’importation afférents à chaque port.

EXPORTATION

Yen.

Yokohama

205.888.000

Kobé

106.668.000

Osaka

60.037.000

Nagasaki

4.654.000

Hakodate

2.268.000

Niigata

206.000

Shimonoseki

4.364.000

Moji

19.049.000

Otaru

6.012.000

Mororan

1.924.000

Wakamatsu

3.179.000

Kuchinotsu

4.908.000

Yokkaichi

3.908.000

Tsuruga

1.895.000

IMPORTATION

Yen.

Yokohama

172.485.000

Kobe

223.437.000

Osaka

34.451.000

Nagasaki

16.230.000

Hakodate

673.000

Niigata

1.067.000

Shimonoseki

2.480.000

Moji

26.413.000

Otaru

122.000

Mororan

1.000

Wakamatsu

962.000

Kuchinotsu

307.000

Yokkaichi

9.026.000

Tsuruga

880.000

XII. — Il est entré dans les ports du Japon, en 1907, 8.770 bateaux à vapeur japonais, 57 chinois, 6.267 anglais, 390 français, 1.858 allemands, 154 austro-hongrois, 324 russes, 64 danois, 385 norwégiens, 1.618 américains des États-Unis ; 317 de différents pavillons, soit en tout 20.199 navires à vapeur de tous pays dont 8.770 sous pavillon japonais. En 1895 il y avait un total de 1.749 navires, dont 63 japonais.

La première Compagnie japonaise de navigation à vapeur fut formée, en 1877, sous le nom de Yubin kisen Mitsubishi kaisha, c’est-à-dire : Paquebots-poste de la Compagnie Mitsubishi ; en 1882, parut la Kiôdô uniu kaisha ou Union des transports maritimes ; et en 1884, la Osaka shosen kaisha ou Compagnie de navigation maritime d’Osaka.

La marine marchande à vapeur était créée ; il fallait la maintenir et la développer. En 1885, les deux premières Compagnies, après une compétition acharnée, s’unirent sous le nom de Nippon yusen kaisha ou Compagnie des paquebots-poste japonais, Compagnie à laquelle le gouvernement du Mikado offrit tout l’appui moral et financier nécessaire ; puis la loi sur la navigation, et la loi sur la construction des navires, accordant des primes assez élevées, vinrent donner un nouvel essor à la marine marchande à vapeur.

Suivant la loi sur la navigation, un navire à vapeur japonais, d’au moins mille tonnes de déplacement, et d’au moins dix nœuds de vitesse, et destiné au long cours, est apte à recevoir la prime fixée suivant la distance parcourue et le tonnage du bâtiment. Cette prime, pour un vapeur de 1.000 tonnes, s’élève à 25 yen par tonne et par 10 nœuds et peut être augmentée de 10 pour 100 pour chaque 500 tonnes en plus, et de 28 pour 100 pour chaque nœud d’augmentation de vitesse par heure.

Pour un bateau d’au moins 6.500 tonnes et 18 nœuds, la limite maxima de la prime sera celle accordée à un bateau de 6.000 tonnes et de 17 nœuds. Pour avoir la prime entière, le bâtiment ne doit pas avoir plus de cinq ans ; au-dessus de cet âge, la prime diminue de 5 pour 100 chaque année. Les primes pour le budget 1907-1908 s’élevaient à 11.170.255 yen, soit 28.484.150 fr. 25.

Des subventions spéciales sont, en outre, accordées à différentes Compagnies : ainsi, la Nippon Yusen Kaisha reçoit, pour l’année budgétaire 1908-1909, 4.283.707 yen, plus 220.000 yen ;

La Toyo Kisen Kaisha reçoit 1.013.880 yen, plus 750.000 yen ;

La Japan China Steam Navigation Company reçoit 800.000 yen seulement ;