La longueur de ces lignes va de 13 à 45 milles anglais ; la Compagnie des tramways électriques de Kiôtô, par exemple, a 15 milles, et celle de Tokio a 45 milles.
V. — Le tarif sur les chemins de fer japonais n’est pas très élevé, il l’est cependant un peu plus que le tarif français. Jusqu’à une distance de 50 milles, le voyageur paye 1 sen 65 centièmes par mille ; jusqu’à 100 milles, il paye 1 sen 40 centièmes par mille ; jusqu’à 200 milles, 1 sen 10 centièmes par mille ; jusqu’à 300 milles, 0,20 centièmes de sen ; et au-dessus de 300 milles, 0,82 centièmes de sen par mille. Ce prix est le prix de la troisième classe ; pour avoir le prix de la deuxième classe, il faut prendre une fois trois quarts le prix de la troisième classe ; et pour le prix de la première classe trois fois le prix de la troisième classe. Chaque voyageur de première classe a droit à 100 livres japonaises (kin = 600 gr.) de bagages ; chaque voyageur de deuxième a droit à 60 kin ; et celui de troisième à 30 kin.
Pour les transports de marchandises en général, le tarif est de 2 à 5 et 7 rin (10 rin = 1 sen), par tonne ; mais pour les graines, engrais, sucre, farine, bière, oranges, charbon de bois, patates, le tarif va de 2 sen par tonne jusqu’à 50 tonnes à 1 sen par tonne au-delà de 300 tonnes ; avec un prix intermédiaire de 1 sen 7 rin pour 100 tonnes, et 1 sen 4 rin pour 200 tonnes.
CHAPITRE XVI
I. Mines, dans l’antiquité ; au XVe siècle ; époque moderne. — II. Géologie, terrains. — III. Mines en exploitation. — IV. Quelques mines de charbon. — V. Pétrole. — VI. Divers, graphite, soufre. — VII. Les mineurs, les règlements miniers. — VIII. Administration des mines. — IX. Les mines en 1908 ; le socialisme parmi les ouvriers. — X. Rendement du cuivre et du charbon.
I. — En même temps que se développait le trafic maritime, les voies de chemins de fer et l’industrie en général, l’industrie spéciale des mines devenait, elle aussi, un des facteurs importants de la richesse nationale.
On ne sait rien d’exact en ce qui concerne l’origine de l’industrie minière au Japon, mais l’histoire rapporte que, dès le VIIe ou le VIIIe siècle, l’or, l’argent, le cuivre, le charbon et le pétrole étaient connus et retirés du sol. Au commencement du IXe siècle, les mines d’or d’Ikuno, la mine d’argent de Handa, la mine de plomb argentifère de Hosokura et les deux mines de cuivre de Yoshioka et Osaruzawa furent ouvertes. Au XVe siècle, et au temps des Shôgun Tokugawa, d’importantes mines furent également livrées à l’exploitation, parmi lesquelles sont comprises les mines d’or et d’argent de Sado, Innai, Kamioka, Mozumi, Serigano, Yamagano et Shikakago ; la mine d’argent et de cuivre de Kosaka ; les mines de cuivre d’Ashio, Besshi, Ani, Arakawa, Hibira et Omodani ; la mine d’antimoine d’Ichinokawa ; la mine de plomb argentifère de Kuratani ; la mine d’étain de Taniyama ; la mine de fer de Kamaishi ; et les mines de charbon de Miike, Takashima et Akaike. Bien entendu, à ces époques reculées, le travail des mines était fait d’une façon tout à fait rudimentaire et personne ne s’en occupait avec méthode. Ce n’est qu’après la restauration impériale de 1868 que l’industrie minière a fait de réels progrès au Japon.
Le Gouvernement, en effet, songeant avec raison de quelle utilité et de quel profit pourrait être pour le pays l’extraction des richesses de son sous-sol, protégea et encouragea le développement de l’industrie minière ; et, en conséquence, il engagea, à l’étranger, des ingénieurs des mines, des géologues, des professeurs. En même temps, il prenait à son compte le travail des principales mines et il appliqua à cette œuvre les méthodes occidentales, avec l’idée de faire de ces mines des modèles sur lesquels pourraient se baser ceux qui voudraient entreprendre l’industrie minière à leur compte. Depuis ce temps des progrès importants ont été accomplis et le rendement des mines n’a cessé d’augmenter, notamment pour les mines d’or et d’argent de Sado et d’Ikuno et la mine d’argent d’Innai. Lorsque les sociétés privées prirent un développement suffisant, le Gouvernement leur passa au fur et à mesure les mines qu’il exploitait lui-même, se réservant seulement celles dont il jugeait avoir besoin pour les entreprises nationales. Enfin il édicta des lois et réglements qui, mis en pratique en 1892, définirent nettement les droits des propriétaires et exploiteurs de mines et leur assurèrent aide et protection ; de jeunes ingénieurs revenus d’Europe avec les connaissances spéciales en ces matières furent mis à la tête des différents services miniers, et ils provoquèrent de rapides progrès dans cette branche de l’industrie japonaise.
II. — La formation géologique du Japon peut être indiquée comme suit, en prenant 100 comme total.
I.FORMATION DES TERRAINS | |
| Période azoïque | 3.78 |
| Période paléozoïque | 10.24 |
| Période secondaire | 7.95 |
| Période tertiaire | 45.84 |
II.ROCHES IGNÉES | |
| Période ancienne | 11.27 |
| Période moderne | 20.92 |
—— | |
Total | 100.00 |