Pour l’année 1908-1909, les recettes du Gouvernement de Formose ont été de 33.871.328 yen, c’est-à-dire que le budget s’est balancé exactement. Ces chiffres sont fournis par les rapports financiers du ministère japonais ; je les donne sans commentaires.

VII. — L’île de Sakhalin, en japonais Kara futo, était, autrefois, tout entière une possession japonaise. Elle avait été cédée aux Russes, en 1875, à une époque récente par conséquent. Après la guerre contre la Russie, cette dernière puissance rétrocéda au Japon, par le traité de Portsmouth (États-Unis), la moitié méridionale de l’île.

Sakhalin a surtout comme ressources la mer et la forêt. Rien n’a encore été entrepris dans l’île et l’on se trouve dans la période des observations, des recherches et des tâtonnements. Un millier de familles japonaises ont été transplantées à Kara futo ; on leur a fourni des graines et du bétail ; il paraîtrait en effet qu’une grande superficie de la partie japonaise de l’île est propre à la culture et aux pâturages.

Enfin l’or et la houille seraient abondants. Mais l’exploitation en est réservée à un avenir vraisemblablement lointain.

Presqu’île du Kwang Tong. — Cette partie du territoire chinois, à l’extrémité sud de laquelle est située la forteresse de Port-Arthur (Liu chouen keou, Riô jun kô), se trouve dans la dépendance du Japon par suite de la défaite des Russes. Ces derniers, en effet, avaient pris à bail, de la Chine, pour une période de quatre-vingt-dix-neuf ans, la presqu’île du Kwang Tong avec la forteresse de Port-Arthur, et les Japonais ont été leurs successeurs dans le bail.

Le seul port de ce territoire est Dalny (Tairen), déclaré port franc ; la douane maritime chinoise y est installée pour percevoir les droits sur les marchandises qui quitteraient la zone franche pour entrer en Chine.

Le total des exportations s’est élevé à 34.726.896 yen et celui des importations à 31.355.647 yen, soit un total d’échanges de 66.082.543 yen.

CHAPITRE XX

I. La Corée autrefois et aujourd’hui. L’établissement du protectorat japonais. — II. Le résident général et les attributions. — III. La réforme financière ; l’impôt ; les banques. — IV. Les Japonais en Corée ; sociétés agricoles et industrielles ; élevage et culture. — V. L’industrie coréenne ; son avenir. — VI. Commerce, importation et exportation pour 1908.

I. — Le royaume de Corée est, aujourd’hui, une véritable dépendance du Japon, bien qu’il ait conservé jusqu’à présent son roi et sa cour. Le Gouvernement du Mikado y exerce son autorité par l’intermédiaire d’un résident général représentant le Protectorat.